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Le Limoilou des années 50 ravivé

Karine Bouchard par Karine Bouchard
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Article mis en ligne le 9 juillet 2007 à 10:05
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Le Limoilou des années 50 ravivé
Le Limoilou des années 50 ravivé
Le Limoilou des années 50, avec tout le charme et la convivialité d’un petit quartier populaire de l’époque. Voilà la toile de fond du roman L’olivier de Limoilou, écrit par une auteure originaire de l’endroit, Huguette Poitras.
«C’est vraiment le Limoilou dont je me souviens, le Limoilou de mon enfance, où j’ai grandi», récite celle qui a vécu toute son enfance et une partie de son adolescence dans le quartier. «C’est comme ça que je m’en souviens. Un petit quartier convivial, animé, où les gens se parlaient.»

Mme Poitras ne tenait pas tout particulièrement à inclure Limoilou dans son récit de fiction. Le choix s’est cependant imposé de lui-même.

Elle s’est servi des souvenirs jaillissant de sa mémoire ainsi que de documents d’archives pour faire revivre le quartier de l’époque. Elle consent toutefois que le quartier n’a que très peu changé depuis. «Ça se passe dans un Limoilou qui n’est pas tellement différent. Ce sont les mêmes rues, les commerces évidemment ont changé un peu et ils ont gardé le nom de La Canadienne, qui était alors une librairie», souligne-t-elle.

L’auteure revisite donc, par le biais de son récit, le charme du Limoilou des années 50. Le personnage principal de l’histoire, une fillette de 10 ans prénommée Marie, est en quête d’identité humaine. Elle se questionne et s’interroge sur la vie qui l’entoure. «Je voulais que mon roman voit la vie avec un regard d’enfant. À 10 ans, on se rend compte que le monde des adultes, c’est vraiment très différent de ce qu’on en dit», précise Mme Poitras.

Le récit est constitué de parallèles et de métaphores ayant trait à la distinction entre la basse-ville et la haute-ville de l’époque. «Québec, c’est une ville à deux étages. Une ville à deux étages sociaux, à deux étages économiques», souligne-t-elle.

Mme Poitras fait intervenir les dieux grecs dans son récit. Une autre bribe d’histoire et d’inspiration puisée dans les souvenirs de jeunesse de l’auteur. «La mythologie grecque fait partie de mon enfance. Toute la journée, on faisait du grec et du latin en classe. Après, je rentrais chez moi à Limoilou.»

L’olivier de Limoilou, c’est également un conte philosophique. Par l’entremise de son roman, l’auteure se questionne sur la destinée humaine. «On doit écrire notre vie. Si on ne l’écrit pas, quelqu’un d’autre va l’écrire. Ça peut être notre entourage qui nous fait faire ce qu’on n’aime pas. Quoiqu’il en soit, quelqu’un d’autre l’écrit, notre vie, si on ne l’écrit pas.»

Mme Poitras n’a pas l’intention de s’arrêter là. Des idées de romans germent à l’heure actuellement dans sa tête et elle prévoit entamer la rédaction de son second roman cet été. Bien qu’elle doive jongler avec les rares moments de temps libre dont elle dispose, elle compte trouver le temps de se consacrer à la création d’une autre histoire.

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