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Stephen Harper courtise le Québec, mais est-ce bien utile?

Article mis en ligne le 26 juin 2007 à 11:31
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Stephen Harper courtise le Québec, mais est-ce bien utile?
Les Québécois s'entendent pour affirmer que le Parti Conservateur a réussi à se faufiler à la barre de la Chambre des Communes, grâce au coup de pouce des électeurs de la région de Québec. Les Libéraux ont été punis pour le «scandale des commandites» et les Conservateurs se sont vus offrir une sorte de «beau risque», malgré qu'ils nous paraissent encore étranges et suspectes dans leurs positions vis-à-vis le Québec.

Le dernier budget Flaherty est d'un manque flagrant d’imagination et n'a rien pour pour susciter un quelconque engouement. Les Canadiens espèrent toujours de voir les finances publiques progresser vers une meilleure sobriété, un meilleur assainissement et ils attendent de véritables allégements fiscaux, pour enfin jouir d’un meilleur pouvoir d’achat, au lieu de se voir souvent sournoisement surimposés continuellement par l’État. Les aînés ne sont toujours pas rassurés parce que M. Harper a très hâte de pouvoir «pigrasser» dans les pensions, advenant qu'il soit majoritaire un jour, comme le voulait jadis son prédécesseur Brian Mulroney.

M. Harper continue, à protéger le monde industriel, comme le fait son homologue Georges-W Bush, pour ne pas donner toute la crédibilité voulue à Kyoto. Se faisant, il aura laissé une marque peu reluisante, dans le concert des nations, en étant incapable de prendre les bons moyens pour nous protéger des aléas des changements climatiques et de la qualité de l’air que nous respirons. Notre réputation à l’étranger a été affaiblie outrageusement par l’entêtement de ce Gouvernement néo-conservateur à ne pas s’investir et à nier l’ampleur du problème des changements climatiques.

Que dire maintenant de l’improvisation d'un ministre de la Défense, incapable de bien soutenir une Armée et l’envoyer littéralement à l’abattoir dans l’enfer des Talibans. Au plan culturel, les Conservateurs auront démontré, qu’à l’égard des francophones de tout le pays, ils ne sont pas prêts à leur donner de l’oxygène, tout au plus, ils pratiquent à l’occasion quelques séances de respirations artificielles pour échapper au déshonneur. Concernant la sécurité, ce Gouvernement a fait bonne figure, auprès des vendeurs d’armes, mais les craintes des citoyens sur le contrôle de ces armes, ne reçoivent aucune espèce d’attention de la part du Premier ministre. Notre première police du pays a presque perdu la confiance du public par des allégations d’irrégularités, dans les régimes de retraite et dans la gouvernance, sous l’ancien chef qui a démissionné depuis.

Quand ce Gouvernement minoritaire sera défait ou se défera, selon l’éventualité on imagine à la fin de cet automne, il restera aux citoyens du Québec à revoir leur stratégie d’électeur. On peut toujours gagner au change en ne mettant pas tous nos œufs dans le même panier. Il nous faut encore donner au Bloc la force nécessaire pour se faire entendre, mais cette fois il serait bon de faire une place à des candidats ou candidates portant la bannière du Nouveau-Parti-Démocratique. Les gens du NPD n’ont jamais «chiqué la guenille» pour nous parler dans notre langue, contrairement aux Conservateurs qui ont été passablement mesquins par le passé. Monsieur Harper ne voulait rien savoir de parler notre langue et ce n’est que lorsqu’il a senti qu’il pouvait devenir un jour le PM du Canada, qu’il a fait l’effort d’apprendre le français. Les libéraux pourraient reprendre des comtés perdus, car leur pénitence devrait s'achever. Stéphane Dion, est impopulaire et malgré qu’il soit encore détesté, il est considéré honnête malgré tout. Les Conservateurs vont certainement perdre leurs acquis au Québec avec leur bilan de misère, à moins que d’ici le déclenchement des prochaines élections, l'équipe de Stephen Harper se montre BEAUCOUP PLUS ALLÉCHANTE pour mériter le vote de confiance des Québécois.

D’ici là, le Nouveau Parti Démocratique pourrait faire une percée « étonnante » en se faisant de plus en plus d’adeptes qui pourraient faire de la «rose rouge» du NPD, un nouvel emblème pour plusieurs comtés du Québec. Le Parti de Jack Layton se prépare déjà à mieux expliquer ses politiques et il devrait récolter plus de suffrage d'ici au prochain scrutin. Les Québécois, eux, doivent continuer à demeurer de fins renards dans leurs stratégies d'électeurs, s’ils veulent faire avancer des dossiers qui ne seront jamais faciles à traiter ou à négocier dans un régime fédéral. Il est donc temps pour le NPD de monsieur Layton de faire une véritable remontée au Québec. Tout compte fait, la philosophie de cette formation politique semble beaucoup plus près des aspirations des Québécois que celles des Conservateurs et même des Libéraux. Jack Layton pourrait bien profiter de l'été pour suivre les traces de monsieur Harper et faire aussi son devoir de nous courtiser.
Gilles Pelletier, Québec

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N. St-Gilles

Commentaire mis en ligne le 29 juin 2007

Échec sur échec. Voilà, ce me semble, le rapport continu qui perdure entre le Québec et le Canada.

Or, qu'il y ait toujours des gens pour penser que l'avenir réside dans la continuité dans une enceinte unique de ces deux entités politiques et nationales dépasse à mes yeux tout entendement. Combien faut-il d'échecs avant de tirer les conclusions qui s'imposent ? Deux, trois, quatorze ou quatorze mille ???

Nous ne sommes plus du tout dans une dynamique de résolution de quoi que ce soit. Nous sommes au contraire dans une dynamique dangereuse où les frustrations s'accumulent constamment. L'entêtement béat des fédéralistes comme vous, MM. Côté et Blanchette, c'est tôt ou tard la violence assurée.

Quand ça ne fonctionne pas, il faut avoir la décence, l'intelligence et la sagesse de tirer un trait. Agir autrement constitue une obstination aveugle qui ne pourra générer que le pire. Tôt ou tard.

Que faut-il donc chez ces gens-là pour comprendre que nous perdons notre temps, notre énergie, notre argent, sans compter que le respect mutuel, en tel climat, s'étiole chaque jour un peu plus (si tant est qu'il y eut jamais un véritable respect des Canadiens à l'égard des Québécois : il suffit, de Halifax à Calgary, de Toronto à... Mount Tréal, de lire leurs journaux chaque jour...) ? Que faut-il donc pour comprendre à la fin ? Une guerre civile ???

Quittons-nous - Canadians et Québécois - avant que nous en arrivions à nous arracher les yeux. Là réside à mon sens la véritable sagesse. Nous sommes de piètres amants, soyons alors de bons amis. Et chacun chez soi. Et nous nous rencontrerons dans des dossiers ponctuels, d'égal à égal.

D'égal à égal.

Comme de grands, de vrais amis, qui ne songeraient jamais un instant - idée hautement saugrenue à l'esprit de chacun d'eux - à vivre ensemble...

Oui. D'égal à égal.

Cette égalité des peuples et des nations que le Canada n'a jamais, jamais, voulu accepter. Et qu'il n'acceptera jamais. Même lorsque strictement symbolique. Même lorsque ça ne veut rien dire du tout au plan constitutionnel et politique.

Le Canada est un pays profondément malade. Il s'agit d'un individu schizophrène : il ne supporte pas plus la présence du Québec en son sein qu'il ne se résout à l'idée de le laisser partir.

Aussi, aidons le Canada dans sa terrible maladie. Et quittons les lieux, enfin. Et faisons notre propre pays français en Amérique.

Dans quelques années, sinon quelques mois, le Canada nous en sera profondément reconnaissant.

Reconnaissant. Assurément. Comme chez un vieux couple qui était devenu trop veule pour prendre les grands moyens de mettre fin à leur vie de tristesse, de monotonie et de frustration, celui qui aura osé briser les liens (alors devenus « liens » d'obstruction, de domination ou d'inféodation de l'un des deux sur l'autre) fera ensuite l'objet de toutes les reconnaissances.

Le respect et la liberté, c'est aussi savoir ne pas s'entêter dans des sentiers sans issue.

Le Canada, l'Amérique, voire l'humanité tout entière, seront tous les bénéficiaire de la formidable dynamique instaurée par un nouveau peuple fort de sa capacité à ouvrir toute grandes ses ailes.

Un peuple libre ne vit pas dans la frustration, le ressentiment et la rancune. Ni dans la terrible perte quotidienne d'énergie à se maintenir tout simplement debout dans une organisation sociale qui constitue un combat de tous les instants pour sa simple survie.

Un peuple libre a envie de mettre au monde toute la beauté et la grandeur qu'il se sait avoir dans le ventre, dans la tête, dans le coeur.

L'Indépendance du Québec, je suis convaincu que l'Histoire nous le révélera (à nos enfants et à nos petits-enfants), aura été un moment charnière d'une nouvelle donne mondiale. Celui qui aura redonné confiance - contre le laminage universel de l'argent et de la monoculture culturelle et linguistique - à la capacité de la communauté mondiale à laisser place à la beauté et à la fabuleuse énergie de la différence des hommes et des peuples dans l'ensemble planétaire.

Le monde a besoin des Québécois. Pas des « French Canadians » sempiternellement entassés dans un coin au Nord-Est des Amériques, en colère permanente de ne pas pouvoir s'oxygéner à pleins poumons.

Le Canada a fait son temps. Il est devenu une voie sans issue. S'entêter à perpétuer ce qui est mort constitue un acte à la fois vain, destructeur et profondément inintelligent.

Messieurs les fédéralistes à outrance, et contre toute logique historique, pourquoi êtes-vous si effrayés par cette valeur fondamentale chevillée au coeur de tout être humain, d'une part, et de tout peuple digne de ce nom, d'autre : La Liberté ???

Car le choix ultime se pose en ces termes-là, et nuls autres : Liberté québécoise ou Inféodation québécoise plus ou moins larvée (et suicidaire à terme) dans le système canadien.

Trente ans d'information, de réflexion et d'analyse m'ont, pour ma part, menés à la conclusion suivante :

Nous, Québécois, vivrons hors Canada. Ou nous mourrons en lui.

Il n'y a plus de voie médiane.
Si tant est qu'il n'en eût jamais une.

Raymond Côté

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2007
Je suis un homme exigent concernant le fond du débat mais tolérant vis-à-vis des personnes.

Je remarque de prime abord que personne ne m'a accusé d'avoir mis Marc Lalonde sur le même pied que Gérald Larose dans la catégorie des extrémistes. Il a beaucoup moins de défenseurs que monsieur Larose, tant pis pour lui et tant mieux pour l'autre. Mais l'un et l'autre sont l'archétype du défenseur acharné de son camp pour qui la fin justifie les moyens, personnages que je déteste cordialement.

Quand j'ai voté "oui" au référendum de 1995, je l'ai fait pour deux raisons: pour le projet de société élaboré par le gouvernement Parizeau et pour le lyrique préambule de Marie Laberge et de Gilles Vigneault (vous avez tous remarqué que j'aime la belle écriture). C'est après coup que j'ai compris malheureusement que le projet de pays a failli se réaliser à cause du personnage messianique de Lucien Bouchard. René Lévesque, en plus de se méfier d'un nationalisme trop exacerbé, n'aimait pas l'affection frisant la dévotion dont sa propre personne faisait l'objet. J'ai l'impression qu'il souhaitait garder le débat de la question nationale du Québec sur le terrain des faits et de la raison, mais je me trompe peut-être...

Maintenant, avec un peu plus de maturité, le défi que représente la réalisation d'une maison canadienne comme modèle mondial de tolérance, d'équité et de justice me stimule beaucoup plus que l'accession du Québec au statut de pays souverain.

Mettons les choses au point: je suis un homme pressé. J'ai l'ambition de corriger des injustices comme celles d'un Conseil de sécurité de l'ONU trop facilement paralysé par le droit de veto "mérité", à une autre époque, par des pays détenteurs de l'arme nucléaire. J'ai l'ambition d'exporter ailleurs dans le monde l'expertise canadienne et québécoise en matière d'universalité de programmes sociaux que sont la santé et l'éducation. J'ai l'ambition de régir le comportement des grandes entreprises multinationales afin qu'il soit respectueux des individus, de la concurrence et des identités régionales. J'ai l'ambition de faire que la croyance religieuse soit une expérience spirituelle individuelle et collective qui exclue l'intégrisme. Et j'ai beaucoup d'autres ambitions.

Ce que je viens de dire fait que mon action se porte à agir sur la scène fédérale en concordance avec mes valeurs d'ouverture à l'autre. Si le Québec accède à son indépendance, j'agirai de même dans le cadre québécois, mais de grâce, élevez vos arguments à un autre niveau, sinon ce pays du Québec ne verra jamais le jour.

Salutations, je passe à une autre tribune.

Raymond Côté, candidat du NPD dans Lotbinière--Chutes-de-la-Chaudière

Denis Blanchette

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2007
Je viens de lire toute cette prose et elle est symptomatique et représentative des querelles sans fin entre les tenants du discours "Mes Rocheuses" et les tenants du discours "Mon Pays" où la passion, parfois la mesquinerie, s'exprime de part et d'autres. Et cela dure depuis plus de 30 ans.

Dès le départ, mettons au clair, un certain nombre de choses :

- je serai candidat pour le NPD aux prochaines élections,
- le NPD a adopté, à son dernier congrès national, ici-même à Québec, en septembre 2006, la déclaration dite "de Sherbrooke" où le NPD affirme que le Québec est une nation, maîtresse de son destin et qu'un référendum se gagne à la majorité simple des votes exprimés (la position la plus respectueuse du Québec de la part d'un parti établi "from coast to coast"),
- Un référendum sur l'avenir du Québec ne peut se tenir que sur la scène québécoise.
- un parti politique est une coalition d'intérêts divers se regroupant autour d'un projet-phare ou l'article 1, si vous préférez (Gilles Duceppe l'a encore dit, hier soir, au Capitole, en déclarant qu'un parti souverainiste, comme le PQ ou le Bloc, est une coalition de souverainistes de gauche à droite du spectre politique - oublions, pour l'instant, l'exception notable que constitue Québec Solidaire).

Que s'est-il passer au cours de ces 30 dernières années ? Un grand débat sur la question nationale, justifié, il faut le dire , et un virage à droite de l'ensemble de l'échiquier politique.

Dans Louis-Hébert, je n'offre pas, aux citoyens, un discours passionné sur la Nation (québécoise ou canadienne) mais j'explique que le NPD, au Québec, est une coalition progressiste (éh oui c'est l'article 1 du NPD, en quelque sorte) composée autant de souverainistes que de fédéralistes (vous seriez surpris !) qui considèrent d'une importante capitale la façon dont les taxes et les impôts sont dépensés par le gouvernement fédéral.

Depuis 3 ans, malheureusement, le Bloc vote systématiquement avec les Conservateurs lors des votes importants à la Chambre des Communes; un vote pour le Bloc est un vote pour les politiques conservatrices. Et pourtant les souverainistes ne sont pas tous des gens de droite dans l'âme; pour eux et pour tous les autonomistes, le NPD représente une belle alternative.

Le NPD n'est pas le parti d'une seule cause (souveraineté ou environnement) mais adresse l'ensemble des préoccupations d'une société de plus en plus complexe (environnement, santé, éducation, familles etc.).

Lors des prochaines élections, je tenderai la main à toutes les personnes de bonne volonté, qui partagent nos valeurs progressistes au-delà des positions sur la question nationale. Alors que Pauline Marois, aujourd'hui même, repoussait sine die la tenue d'un prochain référendum, il devient de plus en plus important de considérer l'approche ou la cohérence des positions d'un parti à l'égard des enjeux sociaux. Dans ce contexte, le NPD offre une position qui a le mérite d'être claire, responsable et respectueuse rejoignant, ainsi, de plus en plus de québécois.



Denis Blanchette
candidat du NPD dans Louis-Hébert

Marcelin Gélinas

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2007

Vous parlez beaucoup, et d'ailleurs plutôt bien, monsieur Raymond Côté, aspirant député du NPD.

Mais au final, désolé, je ne vois rien de nouveau sous le soleil de vos phrases. Je ne vois pas du tout, en effet, à travers vos propos truffés de lieux communs (ainsi que de demi-vérités et d'interprétations décidément malhonnêtes au plan intellectuel [voir le mot pertinent de Mme Pisier qui précède celui-ci]) comment le NPD (si tant est qu'il puisse jamais détenir la majorité à la Chambre des Communes) pourrait changer quoi que ce soit à la donne de l'éternel conflit Québec - Canada.

L'Indépendance, loin d'être une forme de repliement (qu'attend le Canada pour brader sa souveraineté dans le giron étatsunien, alors, si la souveraineté est chose si malsaine...?), est l'acte ultime des peuples dignes et responsables.

Car en dernière analyse, et au-delà de toute autre considération (économique, linguistique, culturelle), la Liberté c'est d'abord et avant tout une question de Dignité.

Mais ça, M. Raymond Côté, ça semble échapper à votre entendement très partisan. Bref. Tout comme madame Pisier, je vous lisais tout de même avec intérêt jusqu'à maintenant. Mais votre dernière intervention révèle, hélas, que votre discours n'était que séduction de « politicien » (que je distingue du « politique », comme je distingue Marc Lalonde de... Jacques Parizeau ou de Camille Laurin...). Vous êtes en effet tombé bien rapidement dans le petit propos bourré de préjugés et de lieux communs.

Car associer l'Indépendance du Québec à la violence en Irak, à la pauvreté en Érythrée ou à la dictature dans certains pays africains post-coloniaux, c'est d'une mauvaise foi qui ne tromperait pas un cégépien. Et considérer un Gérald Larose comme un « extrémiste » confine carrément au ridicule.

Allez-y voir en Irak, au Tchad ou... en Israël, monsieur Raymond Côté, et vous verrez à quoi ça ressemble, véritablement, un extrémiste...

Conclusion. Plus vous vous exprimez, M. Côté, moins vous m'apparaissez crédible. Je respecte les fédéralistes, et je respecte en particulier le NPD. Mais ne me demandez pas d'accorder crédibilité à des non-arguments comme ceux que vous présentez.

Vous dites exprimer un renouveau. Or je ne vois que du André Ouellet, du Marc Lalonde, du Pierre Pettigrew ou du Denis Coderre dans vos idées. M. Côté, commencez par cesser de répéter les « épeuranteries » que l'on entend depuis 1976, voire 1973, sinon 1963, et ensuite on prendra peut-être le temps de vous lire avec un minimum de sérieux.

Mais hélas pour vous, ceux qui vous auront lu sur cette tribune considéreront d'ores et déjà l'affaire comme classée. Car une fois perdue, la confiance ne se retrouve plus.

Ou très exceptionnellement. Cette tribune, M. Côté, aura été la corde avec laquelle vous vous serez pendu vous-même. Et c'est vous, et vous seul, qui aurez été simultanément aux deux extrémités de ladite corde.

Mais rassurez-vous : le Liberal et le Conservative Party n'auront jamais ma faveur non plus. Jamais !

Par dignité de citoyen québécois. Tout simplement.

Salut.

Hélène Pisier

Commentaire mis en ligne le 28 juin 2007

Mettre en perspective l'Indépendance du Québec avec celle de l'Érythrée, d'une part, considérer Gérald Larose comme un extrémiste (!!!), d'autre part...

Décidément, vous n'avez pas été long à percer votre propre vernis, mon cher Côté.

Un tel langage, et un tel propos, sapent désormais définitivement votre crédibilité, M. le candidat à la députation so very federal.

Je vous encourage à réfléchir sérieusement à la chose politique plutôt que d'envahir des tribunes publiques au quart de tour. Car à vous voir aller, j'incline à penser que vous allez certainement parvenir avant longtemps à éloigner même les gens qui penchaient du côté NPD.

Votre propos prend vraiment l'allure d'un mélange de partisanerie facile et de malhonnêteté intellectuelle. Je regrette, M. Raymond Côté, mais mon temps est trop précieux pour le passer entre autres à lire votre propagande pour le moins tendancieuse.

Gérald Larose... un extrémiste ! Non mais, vraiment, pensez-vous convaincre l'électorat de votre intelligence politique avec des énormités aussi ridicules ???

Allez réfléchir, allez faire vos classes, M. Côté. Et revenez-nous avec une pensées réellement étoffée. Pas les redites et les lieux communs entendus jusqu'à plus soif depuis trente ou quarante ans.

Non mais... qui croyez-vous rouler ainsi dans la farine ???

Raymond Côté

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2007
Salutations monsieur Dunois.

Je vous concèderai à peine que l'utilisation de l'image de repliement est assez forte. Mais je ne considère pas non plus que l'accession à l'indépendance des 190 membres de l'ONU ait toujours été justifiable et bien. La Slovaquie est devenue indépendante à son corps défendant et l'indépendance de plusieurs anciennes colonies en Afrique et de bon nombre d'anciennes républiques soviétiques n'a guère bénéficié à leur population mais plutôt à une élite restreinte et vorace.
Ajoutez à cela les dynamiques séparatistes meurtrières en Irak, en Érythrée entre autres et vous conviendrez que ce ne sont pas toutes les causes à l'indépendance qui soient légitimes ou souhaitables.

Quant à l'illustration du couple qui ne fonctionne plus, on me l'a servi deux fois dans ma vie et je n'ai jamais eu la satisfaction de débattre à fond de ce supposé malfonctionnement. Heureusement que mon amoureuse actuelle a la gachette moins facile à abattre notre relation!

Ceci étant, je n'ai aucun mal en tant que fédéraliste à admettre les arguments en faveur de l'indépendance du Québec. Je vous invite d'ailleurs à visionner (si ce n'est déjà fait) le merveilleux documentaire de Pierre Perrault "Un pays sans bon sens" qui synthétise de façon extraordinaire le contexte politique et social du Québec de la fin des années soixantes et qui nous donne l'occasion, entre autres, à regarder une confrontation verbale qui a lieu à Winnipeg entre René Lévesque et un jeune anglophone à la fermeture d'esprit désolante. Monsieur Lévesque en sort avec une dignité typique de sa personne et je m'incline devant son intelligence et son humanité auquel je n'ai guère d'espoir d'approcher un jour.

Mais j'en profite pour exprimer mon écoeurement face aux intolérences des deux camps. Quand donc les extrémistes seront relégués dans l'ombre qu'ils méritent! Pour un René Lévesque, combien de Gérald Larose et de Marc Lalonde ont droit aux projecteurs. En plus de René, je m'ennuie d'un Claude Ryan et d'un Jacques Parizeau pour élever le niveau du débat au sujet de la question nationale. Mais il ne faut pas s'apitoyer sur notre sort et assumer dignement la relève. Cela dépendra de nous tous, simples citoyens, de choisir des interlocuteurs de qualité pour ce débat et d'autres à venir.

Alors, le Québec ne fonctionne plus dans le Canada? Peut-être mais je veux comprendre comment il en est ainsi. Et si on peut me faire la démonstration de ce supposé problème, je veux un projet mobilisateur et inclusif pour l'accession à l'indépendance du Québec, semblable et même meileur à celui auquel je travaille avec l'ensemble des militants canadiens du NPD pour l'avenir du Canada. Ce ne sera pas à des conditions moindres que j'accepterai.

Raymond Côté, candidat du NPD dans Lotbinière--Chutes-de-la-Chaudière

Jean Dunois

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2007

Vous êtes sans doute de bonne foi, MM. Côté et Pelletier. Mais je crois que Mme Pisier a entièrement raison.

Quand un couple ne fonctionne plus, et qu'il s'entête des décennies durant à se détruire mutuellement, il est temps de démontrer un peu de courage, de dignité et de sens de la liberté.

L'Indépendance n'a rien à voir avec le repliement sur soi. Votre argument, M. Côté, vous met littéralement dans le camp des Stéphane Dion et autres Pierre Pettigrew.

Rien pour m'amener à voter pour le NPD, quoi... (même s'il se révèle, il est vrai, le moins insignifiant des partis fédéraux... fédéralistes).

Curieux, tout de même. L'Indépendance des quelque 190 pays du monde, c'est très bien. Y compris en ce qui concerne le Canada. Mais l'Indépendance du Québec, elle, tiens ! tiens !, ça devient soudain du repliement.

Puissante force de raisonnement que vous démontrez là, M. Côté !

Messieurs Côté et Pelletier, avec des arguments comme ceux-là (qui parvenaient à convaincre quelques personnes ici ou là... il y a trente ou quarante ans), vous ne parviendrez pas à enrichir ni le sociétariat, ni les coffres du NPD, vous savez...

Cela dit, j'ai également parcouru le Canada côte « to » côte (rien à voir avec : côte à côte...), M. Pelletier. J'ai même longtemps habité l'Ontario. Ce qui m'a confirmé plus encore la nécessité de plier bagage.

La nation québécoise sera en harmonie avec le Canada le jour où nous cesserons enfin cette névrose de tenter de nous convaincre que le clou minuscule s'enfoncera dans la chair du chêne parce que nous aurons tapé sur sa tête quatorze mille fois plutôt qu'une (ou deux).

Vous êtes bien sympathiques, messieurs Pelletier et Côté. Mais je crois décidément que vous êtes un petit trente ans en arrière. Comme les Bourbon naguère, vous semblez n'avoir rien appris ni rien oublié des trente dernières (fort peu) glorieuses !

Allez citoyens ! Ayons le courage et la noblesse de notre capacité à la liberté. Tout le monde ne s'en portera que mieux. Canada compris.

Raymond Côté

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2007
Monsieur Pelletier, permettez que je fasse honneur à madame Pisier. Il y a trop peu de femmes impliquées en politique pour négliger qui que ce soit.

Madame Pisier, à lire votre réaction, il y a de quoi à chercher à se replier sur soi-même et à n'agir qu'à l'intérieur des limites de sa cour. Mais votre vision des choses est beaucoup trop réductrice pour que j'y souscrive entièrement. Oubliée l'émancipation à la Couronne britannique amorcée peu après la Conquête et à laquelle nombre de Canadiens-français ont participé avec les Anglais, les Écossais et les Irlandais avant, et après la Confédération de 1867. Sans intérêt le travail d'autonomie de Wilfrid Laurier pour faire du Canada un pays à part entière du concert des nations. Relégués dans l'ombre les réalisations d'un Lester B. Pearson, père des Casques bleus de l'ONU, qui a réalisé la mise en place du Régime de pensions du Canada et d'un régime national d'assurance maladie en collaboration avec Tommy C. Douglas, chef du NPD, le tout sous des mandats libéraux minoritaires. Sans valeur les réalisations du gouvernement du Québec depuis "l'équipe du tonnerre" de Jaen Lesage, en vrac: Caisse de dépôts et de placements, Régie des Rentes, nationalisation de l'électricité, création du Ministère de l'Éducation, et j'en passe...

"Tourner en rond", pour utiliser vos propos, de cette manière, je choisis de sauter allègrement dans le manège canadien. Je suis de nature optimiste et je trouve dans le NPD matière à soutenir cette attitude. Comment vous décrire la sensation de débattre en congrès à Québec en septembre 2006. 200 délégués québécois, mêlés à 1400 délégués du reste du Canada, qui ont appuyé largement le retrait de nos troupes de la mission offensive dans le sud de l'Afghanistan, qui ont adopté à 95% la Déclaration de Sherbrooke qui affirme que la Québec est une nation, qu'il a droit à son autodétermination sans autre condition que la majorité simple (50% +1), que la Fédération canadienne doit être coopérative et respecter les compétences exclusives des provinces. J'ignore quel âge vous avez, mais je me désole toujours de voir des personnes, souvent jeunes, démissionner si facilement. Je vais vous référer à un de mes modèles, le théologien allemand Hans Küng, qui a subit largement les foudres des autorités vaticanes à cause de ses prises de position. À l'âge de près de 80 ans, cet homme remarquable ancre sa vie sur l'attitude de faire confiance à l'autre, malgré tout ce qu'il a vécu comme épreuve. C'est ce qui m'anime en tant que politicien et je vais inlassablement tendre la main à mes concitoyens québécois, aux Canadiens hors du Québec et, surtout, aux millards d'humains dans le Monde qui aspirent à un monde meilleur, plus solidaire, plus paisible et plus respectueux des différences. C'est là où un Canada uni, qui assume un leadership international, peut avoir une influence marquante en réformant l'ONU, en montrant la voie en matière de Droits de la personne, d'environnement, de commerce juste et équitable.

Je vous prie de répliquer à mon intervention car je tiens à entendre votre opinion. Au plaisir.

Monsieur Pelletier, vous m'enlevez les mots de la bouche. Le groupe de candidats NPD est déjà au travail depuis cet hiver pour se préparer à la prochaine campagne. Notre groupe fait du porte-à-porte, participe à la vie du Nouveau Parti Démocratique en donnant ses idées, prépare les prochaines apparitions publiques sur des sujets qui concernent les gens (vous référer à ma lettre précédente) et garde contact avec notre chef Jack Layton. Attirer l'attention de la population en général et des médias en particulier est tout un défi. La scène fédérale paraît loin des préoccupations quotidiennes. Pourtant, la marge de manoeuvre fiancière de nos gouvernements provinciaux et de nos municipalités dépend grandement (et même trop!) du palier fédéral. Notre image dans le monde et conséquemment l'accueil auquel nous aurons droit à l'étranger dépend d'Ottawa. La justice criminelle, les échanges internationaux qui représentent une part importante de notre activité économique et donc notre richesse, c'est Ottawa qui décide des modalités. Il faut donc s'y intéresser de près et je vous remercie de votre engagement actuel. Vous pouvez décider de faire plus en appuyant concrètement notre groupe de candidats en vous engageant personnellement avec le NPD car nous avons besoin du soutien personnel et tangible des gens sympathiques à notre cause. C'est un plaisir de vous écrire et c'est un souhait de ma part de vous rencontrer éventuellement.

Raymond Côté, candidat NPD de Lotbinière--Chutes-de-la Chaudière

Gilles Pelletier

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2007
Québec, le 27 juin 2007 par : Gilles Pelletier

Oui madame Pisier, il est vrai que nous tournons en rond et durant ce temps, nous gaspillons des énergies pour « avancer » sur une multitude de plan, dans l’ensemble des Nations. Il est certain que de vouloir se faire un pays, juste pour nous, sur un territoire plus gérable que celui du Canada, cela peut être tentant à toute première vue. Cela semble tellement facile que finalement, en grattant un peu le crémage sur la pâtisserie, on se rend compte que le centre mou, mène tout droit à un futur diabète du type deux et que le feuilleté du gâteau est excellent pour causer la cellulite. C’est évidemment une image, mais il faut vraiment faire une analyse très poussée, pour vouloir ainsi « se séparer » et donner littéralement nos terres à nos concitoyens des autres provinces.

Je souhaiterais à tous les Québécois, de passer dix jours dans un train faisant le trajet Québec-Vancouver. Oui vraiment je le souhaiterais parce que, tout ce beau monde, serait en mesure d’apprécier l’étendue incroyable du Canada et la diversité de ses habitants. Le responsable de tous nos malheurs c’est le GOUVERNMENT FÉDÉRAL et une certaine catégorie de politiciens véreux qui sont incapables de visons d’avenir et de pragmatisme et sont tout aussi incapables de tisser des liens en PERMANENCE, entre les provinces et leurs assujettis. Le Gouvernement fédéral est tout aussi incapable d’apporter des changements novateurs et de justice sociale, au niveau des premières nations et sans oublier son incapacité à promouvoir la langue françaises, pour les Canadiens de souche francophones et/ou, tous les autres sympathisants de la francophonie. Le Gouvernement fédéral, encore une fois, n’arrive même pas à offrir aux premiers fondateurs de ce pays, une Capitale officiellement bilingue. Faut-il se surprendre que les Québécois aient envie de se retirer et de laisser les « couvertures de la couchette » aux voisins?

Il faut que les Québécois prennent conscience de cet IMMENSE PAYS qui est le nôtre et que nous payons avec nos impôts. Nous devons revendiquer, avec force et vigueur, tout ce qui nous revient auprès de notre Gouvernement du Canada. On est pas obligé de se séparer et je vous dirais que puisque j’ai pu visiter mes terres, il n’est pas question que je laisse un pouce de mes avoirs fonciers aux Anglais. Mon pays va de l’Atlantique au Pacifique et ne touchez pas à mon terrain.

Merci d’avoir pris la peine d’échanger sur mes propos et vous souhaite un bel été.
Gilles Pelletier, Québec

Hélène Pisier

Commentaire mis en ligne le 27 juin 2007

NPD, Conservative Party, Liberal Party...

La situation fondamentale ne change pas. Et ne changera pas.

Nous tournons en rond depuis 1867. C'est la chicane constante entre les deux nations de ce pays nommé Canada.

Quelle perte constante d'énergie !

Énergie que l'on pourrait utiliser (cette intelligence, ce temps, ces sommes fabuleuses de propagande canadienne investies en vain, etc.) de manière constructive, chacun chez soi, plutôt que de se mettre constamment les bâtons dans les roues (non pas forcément pour le plaisir de s'enquiquiner, mais bien parce que nos visions du monde et nos intérêts fondamentaux divergent, tout simplement).

Et inversement, unir les forces des deux pays distincts lorsque les intérêts convergent. Comme le fait d'ores et déjà, et depuis toujours, la communauté mondiale des nations.

Pas besoin de coucher dans le même lit pour être de bons amis. Et un ami véritable, c'est un être autonome avec sa personnalité propre - un alter ego qui ne s'inféode pas à l'« autre », fût-il un être des plus chers. L'authentique amitié n'a rien à voir avec la névrose... de dépendance.

Bref, vos propos sont sympathiques, messieurs Côté et Pelletier. Ce qui est étonnant, c'est que vous ne puissiez toujours pas constater que ce sont encore et encore des voeux pieux.

Il existe déjà presque 200 pays sur la Planète - une cinquantaine de plus depuis la dernière Guerre. Et le Québec serait la 16e puissance économique mondiale.

Aussi, il me semble qu'il serait temps de cesser de tourner en rond la main sur le coeur. Et de nous prendre enfin en main, nous, Québécois.

Comme un peuple digne, libre et responsable.

Gilles Pelletier

Commentaire mis en ligne le 26 juin 2007
J'ai cru ressentir une sorte dynamisme renouvelée, de la part du Nouveau Parti Démocratique et votre rapide réaction à mes propos, sur la politique canadienne, me donne raison d’appuyer votre formation. Le NPD devrait et va faire meilleure figure au prochain scrutin. Ce parti doit, dès maintenant, prendre tous les moyens pour se faire "chouchouter" par les médias et expliquer aux citoyens, le plus sereinement du monde, ce que le NPD peut faire pour le mieux être des Québécois et des Canadiens. De grâce, sachez que la campagne électorale est déjà commencée et veuillez nous faire-part, au plus vite, de votre plate-forme électorale (programme), afin qu'il soit possible de l'ajuster en cours de route et qu'elle devienne vite une pièce de résistance dont les citoyens pourront s'approprier et qu’ils valideront le jour où ils seront dans l'isoloir, pour faire graduer leur candidat ou leur candidate du Nouveau Parti Démocratique pour les représenter dans leur comté.

Monsieur Côté, votre rapidité à réagir ainsi m'inspire beaucoup et j'ai déjà hâte à la prochaine campagne. Je vous souhaite un bel été à vous tous qui aurez le fardeau de mener le NPD vers l'ultime victoire. . . dans quelques mois. Gilles Pelletier, Québec

Raymond Côté

Commentaire mis en ligne le 26 juin 2007
Monsieur Pelletier, je me réjouie de votre ouverture vis-à vis notre parti. Nous partageons le privilège d'habiter une région où les idées des électeurs changent enfin.

Les candidats du NPD investis à ce jour dans la Capitale-nationale et dans Chaudière-Appalaches sont au nombre de six, sur une possibilité de dix, et la moitié d'entre eux sont des vétérans de la campagne 2006. Mes cinq collègues sont des gens de caractère, motivés à servir la population et ils ne manquent pas d'idées à offrir aux électeurs. Avec l'emphase mise sur le chef dans les médias, nous oublions trop facilement que des gens s'engagent en politique pour apporter une contribution significative et qu'ils méritent notre considération. Nos concitoyens auront à faire l'effort de s'intéresser à leurs candidats locaux pour juger de leur aptitude à les représenter. Surveillez Anne-Marie Day dans Charlesbourg--Haute-Saint-Charles, Véronique Poulin en Beauce, Micheline Anne Montreuil dans Québec, Martin Cauchon dans Montmorency--Charlevoix--Haute-Côte-Nord et Denis Blanchette dans Louis-Hébert dans les prochains mois, ils auront des choses à vous dire.

Si vous vous souciez de voir des réalisations notables en matière d'environnement, de bénéficier de services publics de qualité et accessibles, de voir s'installer une fiscalité juste et équitable, que les relations entre le fédéral et les provinces soient constructives et non un affrontement, que la place du Canada dans le monde soit celle d'un leader de paix non celle d'un suiveux d'une doctrine guerrière à courte vue, vous aurez à prendre connaissance de nos valeurs et de notre vision du Canada.

D'ici là, je vous souhaite un bon été et soyez attentif aux prochaines visites de Jack Layton à Québec. Il se fera un plaisir de vous serrer la pince et de connaître vos préoccupations et vos idées.

Chez nos voisins


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