Des bancs publics «désorientés»
À Loretteville, le plan de revitalisation de la rue Racine présenté lors du dernier mandat du maire L’Allier commence à peine à donner ses premiers fruits. Déjà, cependant, j’ai dû intervenir publiquement à une assemblée de l’arrondissement en questionnant le fait qu’on ait installé huit bancs publics devant l’église. Où est le problème alors? penserez-vous.
C’est qu’on a installé ces bancs face à l’église, c’est-à-dire que les promeneurs doivent s’y asseoir en faisant dos à la rue Racine. À mon âge, j’en ai vu des bancs, des milliers, ici ou en Europe et ils étaient toujours orientés vers la circulation humaine ou face à un panorama unique. Pourquoi alors obliger les promeneurs du centre-ville à ne regarder que l’église? Fréquenteront-ils davantage ce temple sacré ou penseront-ils à donner plus généreusement à la capitation?
Selon mon conseiller Dion, la décision a été prise par un architecte… Quelle réponse, wow! Quand j’ai eu affaire avec un architecte, il m’a toujours consulté et m’a montré ses esquisses avant de réaliser le projet. Ma religion me dicte d’avoir la foi en la perfection divine mais je ne l’aurai jamais en certains architectes (pensons au fiasco de Taillibert) ni en certains conseillers municipaux.
Suggestion: que la moitié de ces bancs soient réorientés vers la rue Racine. Jugement de Salomon qui fera la part des choses et de Dieu… Ainsi soit-il.
Robert Martel, district de Loretteville