François Massicotte a bien l'intention de tout casser! (Photo Frédérick Masson)
Massicotte à l’assaut de Québec
Il participera à trois galas au Grand Rire
Que les gens de Québec se le tiennent pour dit, c’est avec la ferme intention de casser la baraque que l’humoriste François Massicotte débarquera dans la capitale, du 20 juin au 1er juillet prochain, lui qui prendra part au festival d’humour Le Grand Rire.
Bien que plusieurs ont encore l’impression que c’était hier, il est loin le temps où le jeune blondinet aux cheveux en brosse et au veston jaune parcourait les bars et les petites salles de spectacle en rêvant un jour de percer là où les Yvon Deschamps, Gilles Latulippe et Olivier Guimond étaient passés avant lui. Avec derrière la cravate quatre one-man show et quelque 20 ans de carrière, François Massicotte fait maintenant partie des vétérans. Ceux qui, comme dans n’importe quel domaine, misent sur une expérience qui leur permet d’aller plus loin. De taper sur le clou, sans avoir peur de s’accrocher le pouce.
Habitué du rendez-vous estival de la capitale, c’est sans aucun dépôt initial garanti, comme il le dit si bien en faisant référence au désormais célèbre téléroman mettant en vedette Céline Dion et l’organisation du 400e de Québec, que l’homme à l’aube de la quarantaine a accepté d’emblée de prendre part à la fête. Et avouons que «prendre part» est un terme un peu faible, puisqu’il participera à pas moins de trois événements. À croire qu’il souhaite acheter le festival.
«J’adore Québec, de mentionner le principal intéressé. C’est une ville formidable qui mise une population qui aime rire. Pour les humoristes, Le Grand Rire se veut un gros party. Et le fait d’avoir carte blanche sur les numéros que nous présentons nous donne l’occasion de nous dépasser, mais aussi de préparer des trucs exclusivement pour ici. C’est formidable.»
C’est donc le 20 juin que François Massicotte fera son entrée au Grand Rire alors qu’il sera un des invités au Drôle de Gala animé par Mario Jean. Dès le lendemain, ce sera à son tour de jouer les animateurs, lui qui promet de secouer les colonnes du Grand Théâtre en compagnie de ses amis Mike Ward, Michel Barrette, Dominic et Martin, Marc Boilard et Benoît Paquette. Un spectacle pour lequel il a préparé des numéros spéciaux qui, assure-t-il, vont décaper.
«Sans trop entrer dans les détails, disons que je ferai l’objet d’une demande d’accommodement raisonnable. Et celle-ci sera refusée… très cavalièrement. Pour le reste, je parlerai d’événements qui ont marqué l’actualité, mais aussi de petits trucs personnels.
Frank Massicotte
Le 22 juin, François Massicotte deviendra Frank Massicotte alors que l’interprète principal de 450, Chemin du golf sera de la distribution du Gala anglophone Laugh it up, une première dans l’histoire du Grand Rire. Et là aussi, il promet de s’éclater.
«Quelle excellente idée des organisateurs, lance-t-il dans un éclat de rire. Le public aura la chance de découvrir une autre facette de la personnalité des artistes qui retrouveront l’ambiance des comedy clubs.»
C’est d’ailleurs avec beaucoup d’enthousiasme qu’il attend ce moment. «Peu de gens le savent, mais plusieurs humoristes, comme moi, ont déjà œuvré dans le milieu anglophone. Ça me rappellera l’époque où je participais à Just for laughs. Mais attention, loin de moi l’intention de partir à la conquête des États-Unis une fois Le Grand Rire terminé», assure-t-il.
Le star système
Sans prétention aucune, François Massicotte dresse un bilan plus que positif de ses 20 ans de carrière. Les marches, il les a montées une à la fois, à grand coup de travail. Aujourd’hui, il savoure chacune des opportunités qui lui est offerte avec la même passion. Dès l’automne prochain, il entreprendra la sixième saison de «450, Chemin du Golf», un projet qu’il aimerait prolonger encore quelques années. «Seinfeld a fait neuf ans, moi aussi j’en veux neuf», avoue le principal intéressé.
Et il ne s’en cache pas, s’il est là aujourd’hui, c’est grâce au public. «Les Québécois sont merveilleux. J’ai la chance d’évoluer ici, dans une langue qui est la mienne et dans des conditions rêvées. Le Québec, c’est la plus belle place au monde», de conclure l’humoriste.