Quatre milieux naturels menacés
Les projets de développement domiciliaire liés au prolongement du boulevard du Loiret menaceraient une centaine d'hectares, en plus de toucher quatre milieux naturels reconnus par le service de l'environnement de la Ville de Québec.
La rivière des Sept Ponts, le lac et la rivière des Roches (où sera installée la nouvelle usine de traitement des eaux), l'érablière sucrière de la rue des Loutres ainsi que la mélézin de la rue de la Montagne sont les milieux menacés identifiés dans le Plan directeur des milieux naturels et de la forêt urbaine de la Ville.
Ces milieux contiennent des espèces arboricoles, floristiques et fauniques vulnérables, a affirmé par voie de communiqué le groupe de citoyens de l'arrondissement de Charlesbourg «Forêt y voir… à notre boulevard du Loiret».
D'un côté, les projets prévus, sur un territoire à la limite de l'urbanisation, nécessiteront l'ouverture de nouvelles rues, alors que le Plan directeur d'aménagement et de développement de 2005 privilégie l'utilisation de terrains déjà desservis par les infrastructures existantes.
À l'heure actuelle, la Ville est en négociation avec les promoteurs immobiliers, avant que ne soient définis et adoptés les critères d'évaluation permettant de juger les projets des promoteurs, tel que prévu par la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
Rappelons que le groupe composé de 736 citoyens a déposé le 16 avril dernier un pétition au Conseil municipal le 16 avril dernier, pétition dans laquelle est demandée la réalisation d'une étude d'impact environnemental, comme le prévoit la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE) pour les route à quatre voies.
Une autre requête est de décréter un moratoire sur tout projet de développement résidentiel dans le secteur, jusqu'à ce que la Ville ait déposé un plan d'aménagement et ait consulté au préalable la population.