Les marcheurs ont entre autres emprunté la rue des Pruches pour se rendre à l'emplacement des travaux de la route qui mènera à la future usine de traitement des eaux.
Un pas de plus pour changer le cours des choses
C’est en ayant à l’esprit que leur action pouvait changer quelque chose qu’un peu plus d’une centaine de personnes ont pris part le 9 juin dernier à la marche antiprolongement du boulevard du Loiret organisée par le groupe «Forêt y voir… à notre boulevard Loiret» et qui a eu lieu sur le thème »Du boulevard Louis-XIV à Georges-Muir, préservons l’air qu’on respire».
Munis de pancartes, les marcheurs s’étaient donné rendez-vous au parc Saint-Pierre pour se diriger vers l’extrémité nord du boulevard du Loiret. Ils ont emprunté diverses rues du secteur dont celle où réside le premier vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec et conseiller du district Charlesbourg-Centre, Ralph Mercier pour y effectuer une halte symbolique.
«Je considère cette marche comme un autre pas dans notre lutte pour sauver notamment plus de 100 hectares de forêt, ce qui représente la superficie des plaines d’Abraham, a précisé l’une des deux porte-parole du groupe, Martine Sanfaçon. Nous avons d’abord déposé au conseil municipal de Québec une pétition de 734 noms. Nous avons par la suite participé en grand nombre à deux séances du conseil d’arrondissement de Charlesbourg. Cette marche est un autre geste pour atteindre nos objectifs.»
C’est en ayant en tête que si on ne fait rien, rien ne va changer, que cette marche a été organisée par les responsables du groupe «Forêt y voir… à notre boulevard Loiret». Cette activité a pris les allures d’une marche familiale tenue dans le cadre de la Semaine de l’environnement. On y a donc aperçu bon nombre de poussettes et de bicyclettes en plus de personnes des plus intéressées par la sauvegarde de cet espace forestier.
«Dans le contexte du Protocole de Kyoto, du smog de plus en plus présent à Québec et pour la qualité de l’air qu’on respire, on ne peut rester sans rien faire pour tenter de régulariser la situation, a poursuivi Mme Sanfaçon. La perte éventuelle de cette forêt, que je considère comme la vie et nos poumons, touche tous les résidents de la région de Québec. Nous marchons en fait aujourd’hui avec et pour nos enfants. C’est en agissant de la sorte que nous pourrons faire la différence dans ce dossier.»
C’est en incitant les marcheurs à faire preuve de sobriété dans tous les sens du terme que le départ de la marche a été donné. On a profité de la tenue de cette activité pour entonner des chansons et pour scander une vingtaine de slogans tous plus explicites les uns que les autres.
En voici quelques exemples : Couper les arbres, ça pas d’allure pour les générations futures, Monsieur Mercier, c’en est assez de décider sans consulter, Arrêtons le massacre, on veut une étude d’impact, Sur l’autel du développement, on sacrifie l’environnement, La flore, la faune et les oiseaux sont menacés M. Fecteau, Forêt y voir à notre histoire, pas de boulevard pour nos canards, etc.
Tous les participants avaient enfin rendez-vous sur le coup de midi au parc Saint-Pierre pour un pique-nique communautaire. Différentes activités d’animation étaient alors offertes aux intéressés.