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NeuroCité: moteur du redéveloppement du secteur D’Estimauville

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Article mis en ligne le 9 juin 2007 à 11:00
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@BV:Voici ce à quoi pourrait ressembler le secteur D'Estimauville d'ici quelques années.
NeuroCité: moteur du redéveloppement du secteur D’Estimauville
Après la création de l’Institut national d’optique (INO) et la revitalisation du quartier Saint-Roch, c’est au tour du secteur D’Estimauville de s’inscrire comme projet structurant en matière de développement économique et urbain.
Près de 20 ans après son lancement, l’INO est un succès avec à peine 10% d’espaces restant à développer, et le quartier Saint-Roch, 14 ans après son nouveau départ, continue d’être l’objet de multiples projets et travaux. Il y en aurait encore pour au moins dix ans.

Quand sera-t-il du secteur D’Estimauville dont la relance passera par la NeuroCité, ce complexe privé, universitaire et industriel où 250 M$ d’investissements sont attendus d’ici dix ans?

Parc scientifique et technologique appelé à rayonner un peu partout sur la planète, la NeuroCité soutiendra, d’ici 2017, le développement sur 1,5 million de pieds carrés de terrains vétustes rachetés par la Ville. La NeuroCité sera le moteur, sinon le pot de miel pouvant attirer investisseurs et entreprises, mais pas le seul occupant des lieux. On y prévoit aussi des fonctions commerciales et administratives.
INO rime avec NeuroCité
Les rapprochements entre l’INO et la NeuroCité abondent. Ce sont deux organismes privés à but non lucratif qui misent sur la recherche appliquée, utile pour soutenir le développement de l’industrie et la création de milliers d’emplois bien rémunérés dans la Vieille-Capitale.
La NeuroCité, tout comme l’INO l’a fait avant elle, permettra d’augmenter le nombre de chercheurs dans des créneaux de pointe, retenant ceux qui sont déjà ici en plus d’en attirer d’autres. Ce qui est différent avec la NeuroCité, affirme Jean-Guy Paquet, président du conseil d’administration de l’INO et membre du c.a. de NeuroCité, «c’est le volet revitalisation du secteur D’Estimauville qui s’ajoute aux autres objectifs.»

«Ce secteur, poursuit l’ancien recteur de l’Université Laval, a besoin d’un coup de main, mais il ne faut pas se faire d’illusions: ça va prendre 10 à 15 ans avant que le quartier soit complètement revitalisé. C’est un gros projet et ça va prendre des investisseurs, comme dans le cas du quartier Saint-Roch.»

Jean-Paul L’Allier, l’ancien maire de Québec, qui préside le conseil de la NeuroCité, croit que les planètes s’alignent en vue de la revitalisation du secteur D’Estimauville.

« Quand nous avons lancé le projet de revitalisation de Saint-Roch, nous regardions aussi du côté de D’Estimauville. La Ville avait un plan pour refaire le boulevard. Tout a commencé avec le Maizeret, puis nous avons aménagé un rond point de végétation devant le Jean Coutu, on a fait l’Arborétum et travaillé avec le port pour que les gens puissent accéder à la plage, ce qui sera finalement possible grâce à une contribution du gouvernement dans le cadre du 400e. Alors, tous les morceaux tombent en place et nous savions que les terrains visés par la NeuroCité seraient au cœur de ce projet de revitalisation», explique M. L’Allier.
Secteurs délabrés et dévitalisés
Le directeur général adjoint au Développement durable, Serge Viau, l’ancien directeur général de la Ville de Québec sous l’administration L’Allier, a suivi de près le dossier de la revitalisation du quartier Saint-Roch. Il croit qu’il y a plusieurs parallèles à faire avec la NeuroCité.
«Saint-Roch était un quartier délabré, dévitalisé, au même titre que le secteur qui va accueillir la NeuroCité, dit-il en entrevue. Mais ce secteur requiert une intervention différente, car on propose une nouvelle fonction en misant sur quelque chose qui ne se fait pas ailleurs. Comme le disait M. L’Allier, on prend la même recette, les mêmes ingrédients, mais le mélange est différent. Dans ce projet, la Ville a servi d’étincelle en achetant les terrains dans une volonté de contrôler le développement. À l’époque, la création du Jardin Saint-Roch avait servi, de la même façon, de bougie d’allumage à la revitalisation du quartier.»
Relocalisation du terminus
Pour orienter le développement et le concentrer autour du pôle de la NeuroCité, Serge Viau révèle que le Réseau de transport de la Capitale va être appelé à «déplacer le terminus au cœur du complexe et, éventuellement, s’il y a un tramway, il pourra passer par là.» Présentement, le terminus est situé au coin de la Canardière.
Jean-Yves Tellier, directeur du Développement économique et Bernard Auger, directeur de la division Industrie, Commerce et Services, ont expliqué à Québec Hebdo que le secteur sera un pôle d’emplois important – jusqu’à 2000 emplois – et que les nouveaux résidants graviteront autour, sur des sites à reconvertir tant du côté de Limoilou que de Beauport.

«Le site de D’Estimauville va surtout comprendre des immeubles allant jusqu’à huit étages voués à des fonctions commerciales. Nous allons étudier la question du transport en commun, créer un vaste espace vert au coin des boulevards Sainte-Anne et D’Estimauville, mais pour le reste, nous ne sommes pas rendus à choisir la couleur du mobilier urbain, c’est beaucoup trop tôt», relate M. Tellier.
Le secteur D’Estimauville en chiffres…

Nombre de pieds carrés à redévelopper: 1,5 million de pieds carrés

Hauteur maximale des bâtiments: 8 étages

Nombre potentiel d’emplois: 2000

Investissements attendus d’ici 10 ans: 250 M$

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