Avec plus de 20 mises en scène professionnelles et près de 25 productions à titre de comédienne «derrière la cravate», Nancy Bernier entend bien mettre à profit son expérience pour faire de ses projets estivaux des succès. (Photo Frédérick Masson)
Nancy Bernier s’offre un tour du chapeau
Metteure en scène, comédienne et directrice artistique
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Que ses proches se le tiennent pour dit, il sera difficile de rejoindre Nancy Bernier au cours de l’été. C’est que les prochains mois de la jeune femme seront plutôt chargés, elle qui portera pas moins de trois chapeaux au cours de cette période.
Il faut préciser qu’il y a déjà quelques semaines que la principale intéressée s’affaire à préparer sa saison estivale. Entre la vie familiale et le boulot, entre la maison et le Centre Alyne-Lebel où elle se consacre à mettre en scène la pièce «L’Intrus», qui sera présentée au Théâtre de la Roche-à-Veillon de Saint-Jean-Port-Joli, Nancy Bernier trouve le temps de s’arrêter et de jouir des moments de joie que la vie lui apporte.
«J’apprécie et je m’efforce de relever tous les défis qui me sont présentés, lance la blonde artiste. La passion du métier brûle plus fort que jamais et c’est pourquoi j’en profite à 100 %.»
De «L’Intrus», qui prendra l’affiche à compter du 15 juin et qui mettra en vedette Marie-Soleil Dion, Danny Gilmore, Line Nadeau et Serge Thibodeau, elle n’a que de bons mots. «Le texte d’Yves Amyot est formidable. Comme le veut la tradition des théâtres d’été, il s’agit d’une comédie. Par contre, l’humour est à la fois grinçant et intelligent. Et que dire du jeu des quatre comédiens, entre lesquels la complicité s’est installée dès les premières heures de répétitions.
«L’Intrus», c’est l’histoire de Florence, fille unique et étudiante en psychologie, qui décide de présenter son ami Charles, un punk, à ses parents bourgeois. Si sa mère accepte d’emblée le garçon, il en va tout autrement de Réginald, son père, un professeur en littérature qui ira de surprise en surprise.
«Les rapports familiaux et la perception des autres sont au cœur du propos. Les personnages ne passent pas par quatre chemins pour se dire les vraies choses, ce qui amène de belles confrontations. Mais les situations, amplifiées au maximum, transportent le spectateur dans un univers complètement loufoque», de mentionner la metteure en scène, qui aura consacré, lorsque le rideau se lèvera le 15 juin prochain, pas moins de 220 heures au projet.
Sur scène aussi...
Dans un deuxième temps, Nancy «la comédienne» sera de la pièce «Une petite laine», dernier volet de la trilogie de l’auteur Michel Duchesne, qui sera à l’affiche à compter du 19 juillet à l’Impérial de Québec. Elle partagera alors la vedette avec Denise Dubois et Ginette Guay, qui évolueront sous la direction artistique de Jean-Jacqui Boutet. L’histoire raconte celle de la famille Gauthier, dont le père vient de mourir. La veuve, la sœur et la belle-sœur enceinte auront un défi commun : chanter les beautés de la vie au fils éploré.
Et comme si ce n’était pas suffisant, Nancy Bernier a accepté de se joindre au metteur en scène et comédien Denis Bouchard à titre de directrice artistique du spectacle d’ouverture des fêtes du 400e anniversaire de la Ville de Québec, pour lesquelles elle assurera également la mise en place d’un parcours interactif portant sur les fortifications.
Malgré son agenda débordant de projets, rien ne semble vouloir ralentir la jeune femme du quartier Montcalm. Voguant au gré du vent, elle prend la vie comme elle vient, faisant fi des petits tracas de la vie quotidienne. Une approche qui l’a bien servie jusqu’ici, comme en fait foi son impressionnante feuille de route depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 1990.