Un lac, même combat
Un article, publié le 8 mai dans Le Soleil et intitulé Un lac, deux combats, faisait état d’un conflit entre verts et riverains autour du lac Saint-Charles. Ce même conflit a également fait l'objet d'un certains nombre de lettres publiées dans la Tribune libre il y a quelque temps. Notre nom ayant été cité, permettez que nous intervenions. Rappelons d’abord que le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles a pour mission de «favoriser la concertation entre les usagers et les gestionnaires de la ressource eau et de favoriser la mise en œuvre de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant».
Inutile de dire que, dans les circonstances actuelles, ce mandat, qui nous a été confié par la Politique nationale de l’eau, revêt ici toute son importance. Plusieurs intervenants sont déjà actifs au sein du Conseil de bassin, notamment la Ville de Québec, l’APEL et le Conseil de quartier de Lac-Saint-Charles. Par ailleurs et contrairement à ce qui était mentionné, une main a également été tendue au Comité des riverains du lac Saint-Charles pour qu’il puisse lui aussi siéger au conseil d’administration.
En tant qu’organisme de concertation, nous croyons qu’il serait préférable de miser plutôt sur l’objectif qui nous rassemble tous, soit la préservation de la santé du lac, plutôt que de mettre l’accent sur certains points de divergence, et de créer ou d’entretenir des conflits en rejetant la faute sur l’un ou sur l’autre. Ce climat de tension malsain est nettement contreproductif. Le lac Saint-Charles a davantage besoin d’une mise en commun des efforts pour assurer sa protection. Agissons ensemble, et sans tarder, pour la protection du lac Saint-Charles.
Fabienne Mathieu, présidente, et Caroline Brodeur, directrice générale du Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles