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Les lésions cérébrales peuvent entraîner d'autres conséquences médicales

Presse Canadienne Article mis en ligne le 4 décembre 2008 à 0:00
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Les militaires qui subissent des lésions traumatiques cérébrales sont exposés à un large éventail de conséquences médicales, révèle un rapport commandé par le département américain des Anciens combattants.
Le rapport de l'Institut américain de médecine révèle que le militaire qui subit des lésions cérébrales sévères ou même modérées peut développer un type de la maladie d'Alzheimer similaire à la démence ou d'autres symptômes qui s'apparentent au Parkinson, une maladie neurodégénérative.
Les victimes de ces lésions sont également plus à risque de développer des troubles paniques, des psychoses, des problèmes d'interaction sociale, et éprouver des difficultés à garder un emploi. Elles sont aussi plus enclines à développer des troubles de stress post-traumatique, des comportements agressifs, des dépressions et des troubles de la mémoire.
Le rapport presse le gouvernement américain d'accélérer la recherche dans ce domaine afin d'aider le personnel militaire à se rétablir ou à vivre avec les problèmes de santé que ces blessures cérébrales pourraient entraîner.
"Plus la blessure est sévère, plus il y a des chances que les conséquences à long terme soient graves", a affirmé le président du groupe d'experts qui a produit le rapport, George Rutherford.
Mais les lésions cérébrales n'ont pas besoin d'être sévères ou d'avoir atteint le crâne pour entraîner des conséquences significatives sur la santé d'un soldat, selon M. Rutherford.
Le groupe d'expert a passé en revue 1 900 études traitant de lésions cérébrales afin de trouver des preuves sur les conséquences de ces blessures sur les militaires. Mais la plupart d'entre elles font référence à des blessures causées par des accidents de voiture ou de sport.
Le rapport révèle que les militaires pourraient expérimenter des conséquences différentes et qu'ils développeraient des troubles de stress post-traumatique liés à des expériences de combat.
Plus de 5 500 militaires américains auraient souffert de lésions traumatiques cérébrales en Irak et en Afghanistan liés à l'utilisation répandue de dispositifs explosifs de circonstance (IED).
Des chiffres similaires pour les troupes canadiennes déployées en Afghanistan ne sont pas disponibles, selon un officier supérieur des affaires publiques du Groupe des Services de santé des Forces canadiennes, le commandant André Berdais.
Mais selon le député néo-démocrate Dawn Black, ces blessures constituent un problème de plus en plus important au sein des troupes canadiennes.
"Les taux grimpent, a-t-il dit. Nous le savons de manière intuitive mais également d'anecdotes de personnes dans le domaine."
Le commandant Berdais a expliqué que les militaires canadiens qui ont été exposés à des explosions et qui auraient subi de blessures causées par ces dernières sont examinés afin de voir s'ils souffrent de lésions traumatiques cérébrales. Ils sont retirés du service afin de prévenir le risque d'une nouvelle blessure qui pourrait entraîner une lésion grave sur le cerveau.
Et il a ajouté qu'un nouveau programme de réhabilitation physique des Forces Canadienne s'apprêtait à élaborer des politiques et des procédures pour les militaires qui continuent de souffrir de symptômes de lésions traumatiques cérébrales même après avoir reçu des soins.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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