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Ontario: des mets potentiellement contaminés auraient été servis en prison

Presse Canadienne Article mis en ligne le 23 novembre 2008 à 0:00
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TORONTO - Des milliers de prisonniers et de membres du personnel d'institutions carcérales ontariennes ont mangé des repas potentiellement contaminés par la bactérie Listeria pendant quatre jours, au début du mois, selon les autorités gouvernementales.
Des tests ont montré la présence de Listeria monocytogenes, qui peut cause la listériose, dans des échantillons prélevés sur de la nourriture pouvant avoir été consommée entre le 13 et le 16 novembre. Jusqu'à présent, aucun cas de maladie lié à ces aliments, empaquetés individuellement, n'a été signalé.
La listériose est une maladie qui peut causer des problèmes gastro-intestinaux, et entraîner la mort dans les cas les plus graves.
Un porte-parole du ministère de la Santé ontarien a souligné qu'on ignore, pour le moment, si la nourriture consommée était effectivement contaminée, puisqu'on ne connaît pas encore toute l'étendue de la contamination.
Quelque 4500 prisonniers résident dans les institutions concernées, qui sont la prison Maplehurst et le Centre Vanier pour les femmes à Milton, le Centre correctionnel du Centre-Nord à Penetanguishene, le Centre correctionnel du Centre-Est à Lindsay, le Centre de détention d'Ottawa-Carleton, le Centre correctionnel et de traitement de la Vallée du Saint-Laurent à Brockville et la prison de Brockville. Des milliers d'autres personnes, dont des gardiens, travaillent dans ces établissements.
Quand il a reçu, vendredi, les résultats positifs des tests de routine, le service régional de la santé de Halton a ordonné au fournisseur Eurest Dining Services, de Milton, de cesser la production et la distribution de ses produits et de mettre en branle immédiatement un plan pour désinfecter et stériliser l'usine et l'équipement.
Les responsables des services correctionnels ont aussi entrepris de diffuser des avis, et notamment d'informer les détenus et les travailleurs de la santé à l'intérieur des établissements. Il s'est avéré plus difficile d'aviser les personnes qui pourraient avoir consommé les aliments en prison, mais qui ont été libérés depuis.
Le personnel des institutions fédérales, les agents de probation et de libération conditionnelle et les travailleurs de la santé de l'ensemble de la province ont aussi été avisés, ont indiqué des fonctionnaires du gouvernement.
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