VICTORIA, B.C. - Les négociateurs autochtones des traités avec les premières nations de Colombie-Britannique reprochent au gouvernement fédéral de retarder la ratification d'au moins sept traités et de ralentir l'élaboration de plusieurs autres.
Les négociateurs fédéraux disent aux autochtones de la province qu'ils ne peuvent parachever les traités parce qu'Ottawa ne leur a pas donné le mandat d'attribuer des quotas de pêche au saumon dans le cadre de ces ententes, a déploré mercredi Jody Wilson, chef en titre de la Commission d'étude des traités.
Le saumon joue un important rôle culturel, social et alimentaire pour les autochtones de Colombie-Britannique et l'incapacité de discuter de la pêche au saumon entrave les négociations, a expliqué Mme Wilson.
A la différence du reste du Canada, le gouvernement colonial n'a pas signé d'ententes territoriales avec la plupart des bandes indiennes en Colombie-Britannique, et certains traités modernes font l'objet de négociations depuis des décennies. Pour la plupart des bandes indiennes qui s'apprêtent à conclure les ententes finales, la question du poisson est le dernier obstacle à surmonter, a ajouté Mme Wilson.
Un porte-parole du ministère des Pêches et Océans a fait savoir qu'un examen des populations de saumon est nécessaire pour obtenir des informations détaillées sur l'état des stocks actuels et sur leur viabilité. Des observations récentes ont montré une situation médiocre, a-t-il dit, ajoutant que la préservation constitue un enjeu important. "Nous devons être certains que ce que nous négocions est viable et durable", a affirmé Al Macdonald, négociateur pour les traités de la côte pacifique.
Il a dit ignorer quand cet examen serait terminé, mais ajoutait que le gouvernement tient compte du fait que les autochtones souhaitent procéder aussi rapidement que possible.
La Colombie-Britannique compte environ 200 bandes indiennes, dont une vingtaine seulement a conclu un traité.
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