Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Un avocat fédéral interroge avec insistance un professeur menacé d’extradition

Presse Canadienne Article mis en ligne le 20 novembre 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
OTTAWA - Un avocat fédéral a interrogé avec insistance, jeudi, sur ses voyages et ses relations passées avec des femmes, un professeur d'une université d'Ottawa accusé en lien avec un attentat qui a fait quatre morts dans les années 1980 à Paris.
L'avocat Claude Lefrançois a interrogé Hassan Diab sur son passé, tentant de tracer un portrait peu flatteur de l'accusé au cours des audiences sur la libération sous caution qui doivent se terminer vendredi. Des procédures d'extradition devront ensuite déterminer si le professeur doit être retourné en France pour faire face à des accusations de meurtre et de tentative de meurtre.
Hassan Diab, un professeur de sociologie à temps partiel, qui a la citoyenneté canadienne et libanaise, a été arrêté le 13 novembre par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), à Gatineau, à la demande de la France concernant le bombardement en 1980 d'une synagogue à Paris.
M. Diab est en prison depuis son arrestation.
Me Lefrançois a soutenu que les nombreux voyages de M. Diab en tant qu'étudiant et professeur, et un récent séjour avec une femme à Cuba autre que son épouse remettait sa fiabilité en question.
La police française prétend que M. Diab a utilisé un nom d'emprunt et un faux passeport chypriote en 1980 pour entrer en France, et qu'il a acheté un scooter pour le faire exploser devant la synagogue. Les éléments de preuve incluent des portraits robots du suspect et de vieilles photos de passeport.
Au cours de son interrogatoire d'environ quatre heures, l'avocat fédéral s'est attardé sur des déplacements aller-retour en autobus de l'accusé, dans la même journée, entre Beyrouth et Damas. A ce moment, M. Diab enseignait dans une université américaine de Beyrouth, et a affirmé avoir fait ces voyages dans le but de se concentrer sur la correction de travaux.
Me Lefrançois a aussi porté son attention sur le voyage de M. Diab à Cuba en compagnie d'une femme de Montréal, alors que son épouse, qui enseigne aussi à l'Université Carleton, était restée à Ottawa.
Quand Me Lefrançois a demandé à M. Diab pourquoi il n'avait pas informé son épouse du fait qu'il se rendait à Cuba avec une autre femme, l'accusé a rétorqué: "Pourquoi l'aurais-je fait?"
Alors que l'avocat le pressait d'admettre que cela aurait été la bonne chose à faire, M. Diab a répliqué: "C'est votre point de vue, pas le mien."
A un certain moment, le juge de la Cour supérieure a averti l'avocat qu'il exagérait en retournant trop loin dans le passé de l'accusé.
M. Diab a affirmé à la cour que la relation avec son épouse s'était améliorée au cours des derniers mois après une période difficile au cours de laquelle le couple croyait être suivi par des hommes étranges dans des voitures noires.
Auparavant, l'avocat de M. Diab, René Duval, avait soutenu que les preuves contre son client étaient sans valeur.
Me Duval a indiqué que la majorité de la preuve française est basée sur du "oui-dire". Il estime donc qu'elle n'est pas fiable et que toute cette affaire relève d'une erreur sur la personne.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non