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L'opposition discute coalition et les libéraux pensent à se débarrasser de Dion

Presse Canadienne Article mis en ligne le 27 novembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - Les partis de l'opposition menacent de renverser le gouvernement minoritaire de Stephen Harper et ont déjà commencé, de manière informelle, à explorer l'idée de joindre leurs forces pour former un gouvernement de coalition.
Le Parti libéral du Canada (PLC) prend l'idée tellement au sérieux que certains de ses députés ont commencé à discuter en privé de la manière de se débarrasser de leur chef, Stéphane Dion, avant leur congrès du 2 mai.
L'ancien premier ministre Jean Chrétien aurait même été contacté pour des conseils afin de préparer le départ de l'actuel chef libéral. Mais des sources proches de M. Chrétien ont vite nié ces allégations et ont assuré que l'ancien premier ministre n'était pas impliqué dans une telle manoeuvre.
De plus, selon certaines sources, le chef du NPD, Jack Layton, a annulé un voyage prévu à Vancouver vendredi pour participer aux discussions avec les autres membres de l'opposition.
Ces machinations surviennent dans la foulée de l'énoncé économique présenté jeudi par le ministre des Finances, Jim Flaherty.
Tant les libéraux, les bloquistes et les néo-démocrates ont annoncé qu'ils n'appuieront pas le plan conservateur parce qu'il n'offre aucune solution pour contrer le ralentissement économique.
Le plan contient aussi une mesure difficile à avaler pour l'opposition, soit l'intention d'abolir le financement public des partis politiques, ce qui couperait les vivres aux adversaires des conservateurs.
Les députés libéraux Michael Ignatieff et Bob Rae, deux des candidats s'affrontant dans la course à la direction du PLC, ont refusé de se prononcer sur l'impact qu'aurait une défaite du gouvernement sur leurs aspirations à diriger le parti. Mais les deux hommes ont vigoureusement dénoncé la mise à jour économique présentée par les conservateurs.
"Une étape à la fois, a lancé en interview M. Ignatieff. Mais Stephen Harper a mal interprété la situation s'il pense que le caucus libéral s'affaissera sur cet enjeu."
Quant à lui, Bob Rae a accusé les conservateurs de "créer délibérément une crise politique pour ne pas avoir à gérer une crise économique". Selon lui, l'élimination du financement aux partis politiques ne sera d'aucune utilité.
Si les Canadiens devaient retourner en élections fédérales générales, Stéphane Dion serait encore le chef du PLC. Toutefois, peu de libéraux désirent se lancer dans une autre campagne électorale avec M. Dion. L'actuel chef du PLC pourrait donc être poussé à démissionner.
Selon les statuts du PLC, l'exécutif national du parti dispose d'un pouvoir d'urgence pour désigner un successeur à un chef démissionnaire ou décédé, mais à condition de consulter le caucus.
Dans de telles circonstances, M. Ignatieff, qui jouit d'une part importante de l'appui au sein du caucus, serait probablement désigné chef du PLC.
Jeudi soir, les députés conservateurs semblaient abasourdis à l'idée que le second mandat de leur parti se termine de manière aussi abrupte.
A bord d'un bus-navette parlementaire, ils se demandaient si vraiment les députés de l'opposition étaient prêts à former une coalition.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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