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Un homme ayant avoué son crime est un menteur invétéré, selon ses avocats

Presse Canadienne Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 0:00
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TORONTO - Les avocats d'un homme ayant passé 31 ans derrière les barreaux pour meurtre ont utilisé un plaidoyer pour le moins inusité, mercredi, en Cour d'appel de l'Ontario, soutenant que les confessions de leur client n'avaient pas de valeur étant donné qu'il est un menteur invétéré.
La Cour d'appel réévalue présentement, à la demande du gouvernement fédéral, la condamnation, en 1972, de Roméo Phillion.
L'argument soulevé par la défense a été accueilli avec scepticisme par le juge, qui a noté que les faits rapportés dans la confession détaillée de Phillion étaient presque tous exacts.
Phillion avait été condamné pour le meurtre non prémédité du pompier d'Ottawa, Léopold Roy, en 1967, la cour s'étant basée entièrement sur des déclarations de l'accusé à la police. Phillion était revenu promptement sur ses aveux.
En janvier 1972, il avait admis sa culpabilité à la suite de son arrestation pour une autre affaire de vol à main armée d'un chauffeur de taxi.
L'avocat Phil Campbell a soutenu que son client est un menteur invétéré qui a eu des tendances suicidaires, qui a vécu dans un monde imaginaire et qui se sentait détruit après avoir été séparé de l'homme dont il était épris.
M. Campbell a fait valoir que Phillion avait déjà confessé à la police d'autres meurtres qu'il n'avait pas commis.
Les avocats de la défense ont aussi présenté plusieurs rapports de police, datant de 1968, dans lesquels il semble avoir été déterminé que Phillion ne pouvait pas avoir commis le meurtre du pompier d'Ottawa.
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