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Attentat de la rue Copernic: décision le 3 décembre à Ottawa sur une libération conditionnelle de l’accusé

Presse Canadienne Article mis en ligne le 21 novembre 2008 à 0:00
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OTTAWA - La Cour supérieure de l'Ontario rendra sa décision le 3 décembre sur la libération sous caution du professeur de l'université d'Ottawa accusé d'être l'auteur présumé de l'attentat contre la synagogue de la rue Copernic, à Paris en octobre 1980 et qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés.
Le juge canadien Michel Charbonneau a déclaré vendredi qu'il avait besoin de temps pour délibérer sur la liberté conditionnelle de Hassan Diab, à l'issue des auditions de jeudi et vendredi.
Jeudi, l'avocat fédéral Claude Lefrançois avait interrogé Hassan Diab sur son passé, tentant de tracer un portrait peu flatteur de l'accusé. "Il s'agit d'une affaire très complexe et très longue. Qui remonte à 28 ans. Les Français ont enfin mis la main sur lui," a expliqué Maître Claude Lefrançois, en terminant sa plaidoirie. "Ce serait la pire des erreurs que de libérer M. Diab."
Un argumentaire contesté par l'avocat de Hassan Diab. René Duvald a soutenu que les preuves contre son client étaient sans valeur. Il a souligné que la majorité de la preuve française était basée sur du "ouï-dire", estimé qu'elle n'était donc pas fiable et que toute cette affaire relevait d'une erreur sur la personne.
D'autres procédures devront encore déterminer de son éventuelle extradition vers la France, pour faire face à des accusations de meurtre et de tentative de meurtre.
Hassan Diab, professeur de sociologie à temps partiel, âgé de 55 ans, de nationalité canadienne et libanaise, a été arrêté à la demande de la France le 13 novembre par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), à Gatineau, dans la banlieue québécoise d'Ottawa et placé en détention.
La police française affirme avoir la preuve que l'homme avait bien acheté le scooter qui transportait la bombe à la pentrite qui a explosé devant la synagogue du XVIe arrondissement de Paris. Elle a ajouté détenir également des preuves concernant le nom d'emprunt et le faux passeport chypriote alors utilisés par Hassan Diab pour entrer en France. Les éléments de preuve sont constitués par des documents attestant de son écriture, par des portraits robots du suspect et par des copies de son ancien passeport.
Les autorités françaises l'accusent d'avoir agi pour la section Opérations spéciales du Front populaire de Libération de la Palestine. L'enquête française a été rouverte après que le nom de Diab a été retrouvé sur une liste obtenue par les services de renseignement allemands concernant les anciens membres du groupe.
Le 3 octobre 1980 vers 18h40, une bombe à la pentrite dissimulée sur un deux-roues avait explosé à quelques mètres de la synagogue de l'Union libérale israélite, sur la rue Copernic, tuant trois Français et une jeune Israélienne. La déflagration s'était produite quelques minutes seulement avant la sortie des 320 fidèles réunis en cette veille de Shabbat.
Le lendemain, quelque 200.000 personnes indignées avaient manifesté dans les rues de Paris.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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