Les sacs et emballages de plastique s'accrochent au paysage pendant longtemps, puisque cela prend plusieurs dizaines voire centaines d'années à se décomposer.
Autant en emportent les vents
Au printemps, la disparition tant espérée de la neige laisse parfois apparaître certaines horreurs de la nature urbaine. Ici, le long de l'autoroute Laurentienne, près des nombreux commerces regroupés dans ce très fréquenté secteur de Lebourgneuf, on peut observer l'effet des récents vents violents combinés à la volatilité des sacs de plastique sinon à l'insouscience des consommateurs qui les manipulent avec nonchalance.
Que la faute revienne aux commerçants qui privilégient la facilité pour emballer leur marchandise ou à leurs clients qui ont du mal à retenir leurs sacs de plastique lorsqu'ils prennent dans le vent, le résultat est le même. Le décor en prend pour son rhume et pour longtemps, car ces sacs mettent parfois jusqu'à 100 ans pour se décomposer.
Le problème environnementale devient si préoccupant que certaines villes nord-américaines commencent à bannir les sacs de plastique. Maintenant que de plus en plus de gens magasinent avec leurs sacs de tissus réutilisables, à quand une mesure similaire dans une ville du patrimoine mondial comme Québec?
Selon les plus récentes données sur le sujet, au Québec on utilise (et jette) annuellement quelque 3 milliards de sacs de plastique. Consédirant qu'ils peuvent prendre de 500 à 1 000 ans pour se décomposer, il y a tout lieu de songer à des alternatives.