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Les Conservateurs font un cadeau aux grands pollueurs selon le PLC

Article mis en ligne le 27 avril 2007 à 8:10
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Les Conservateurs font un cadeau aux grands pollueurs selon le PLC
Les mesures annoncées par les conservateurs aujourd'hui ne sont qu'un exercice de communication destiné à déguiser le fait qu'ils ne prennent pas le réchauffement planétaire au sérieux, a déclaré David McGuinty, porte-parole libéral chargé de l'environnement.
«Depuis 15 mois, le gouvernement nous promet un plan taillé sur mesure pour le Canada, mais tout ce qu'il nous donne, c'est un monceau d'excuses nous expliquant pourquoi ils ne peuvent rien faire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre avant des décennies», a dit M. McGuinty.

«C'est d'autant plus décevant qu'il existe déjà un plan faisable, sous la forme du projet de loi amendé sur la qualité de l'air, qui prend en compte le budget carbone des libéraux. Or, malheureusement, le gouvernement ne veut pas agir sur le front des changements climatiques. Il semble avoir laissé tomber le projet de loi C 30.»

Les conservateurs ont rassemblé les journalistes à Toronto afin de les informer à huis clos de leurs nouvelles mesures, qui autorisent les grands pollueurs à augmenter massivement la quantité de gaz à effet de serre qu'ils rejettent dans l'atmosphère jusqu'en 2020, au moins. Les conservateurs refusent de définir des objectifs absolus de réduction des émissions de gaz à effet de serre et ont adopté 2006 comme année de référence, plutôt que 1990, pour donner l'impression qu'ils agissent alors qu'aucun progrès n'est fait.

Même en matière de qualité de l'air et de smog, le gouvernement Harper n'a pas poursuivi le Programme de l'air pur, lancé en 2000 par le gouvernement libéral, qui s'étendait sur une période de dix ans et dont l'objectif était de régler la question des normes pour les véhicules et les essences, de la pollution transfrontalière, de la pollution industrielle et de la qualité de l'air. Ce programme visait la réduction du niveau de souffre dans l'essence, ce qui donne au gouvernement fédéral le pouvoir de prendre des mesures pour diminuer les polluants causant le smog et pour conclure avec les États-Unis une entente dans le cadre de la Stratégie sur la qualité de l'air transfrontalier.

«La semaine dernière, le ministre de l'Environnement, John Baird, a préparé le terrain en vue de cette déclaration en se livrant à une campagne de désinformation pour pétrifier les Canadiens. Cette déclaration, une fois de plus, n'est que du vent. Ils appellent cela un plan, mais en fait ils ne font qu'annoncer qu'ils croient qu'il n'y a rien à faire, a ajouté John Godfrey, président du comité de l'opposition officielle chargé de la viabilité environnementale. Les Canadiens ne seront pas dupes, et ils savent très bien que ne rien faire nous coûtera très cher.»

Le gouvernement conservateur prétend que le Canada ne peut pas atteindre ses objectifs aux termes du Protocole de Kyoto, et il entrave nos entreprises pour justifier son point de vue. Si le gouvernement fédéral ne donne pas de directives claires ni d'objectifs absolus à nos entreprises, s'il ne leur donne pas accès au marché international des droits d'émission, comment le plan conservateur pourra-t-il réussir à faire baisser les émissions de CO2?

«Ça n'est qu'une tentative de plus pour retarder notre passage à l'action, a conclu M. McGuinty. Toutes les initiatives prises par le Premier ministre et ses deux ministres de l'Environnement ont été des tentatives délibérées d'éviter d'agir. Les Canadiens méritent mieux que cela.»
Rappel des faits
Démonstration de l'inaction des conservateurs à propos des émissions de gaz à effet de serre.
. Les conservateurs n'ont annoncé que des objectifs basés sur l'intensité. Cela signifie que les émissions de gaz à effet de serre vont continuer d'augmenter à mesure que l'économie croîtra, au moins jusqu'en 2020. Ce plan ne permettra pas de réduire les quantités de gaz à effet de serre émises. Il ne freinera pas la croissance des émissions. Il n'établit pas le coût du carbone. Cela signifie qu'aucune mesure concrète ne sera prise avant dix ans.

. L'intensité des émissions de gaz à effet de serre n'est pas le problème. Entre 1990 et 2004, l'intensité des émissions a baissé de 46 % selon le ministère de l'Environnement.

. Aucun autre pays au monde n'a adopté 2006 comme année de référence. Tous prennent comme référence les émissions de 1990. L'objectif principal des conservateurs est de baisser le niveau des attentes de 30 % de façon à donner l'illusion d'un progrès.

. Si on prend 2006 comme année de référence, le travail des entreprises qui ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre depuis 1990 ne sera pas reconnu.

. Aucun autre pays au monde ne parle d'objectifs en termes d'intensité. Une telle démarche signifie que le Canada ne peut pas faire partie des échanges mondiaux de droits d'émission de carbone. Cela limite nos moyens de négocier avec les pays en voie de développement comme la Chine et l'Inde, qui veulent que les pays industrialisés prennent des mesures concrètes avant d'accepter de limiter leurs propres émissions.

. Les conservateurs ne veulent pas d'un marché mondial des droits d'émission. Or, économistes et environnementalistes sont d'accord pour dire que c'est la meilleure manière d'arriver à une réduction maximale et à moindre coût des émissions de gaz à effet de serre. Les conservateurs ont intentionnellement privé le Canada des moyens offerts par le Protocole de Kyoto pour faciliter l'application des mesures nécessaires.

* (Source: Parti libéral du Canada)

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