La directrice générale du centre CASA, Lynda Poirier, a présenté les grandes lignes du nouveau programme offert aux militaires et anciens combattants. (Photo François Simard)
Une aide précieuse pour les militaires
Alors que nos militaires sont engagés dans des missions de plus en plus périlleuses qui sont inévitablement propices au développement de différents problèmes d’ordre psychologique, il est important de mettre en place des ressources et outils appropriés afin de soutenir ceux qui en ont besoin. C’est ce qu’a fait le centre CASA de Saint-Augustin en instaurant, en octobre dernier, le premier programme francophone de traitement pour les militaires souffrant du syndrome de stress post-traumatique associé à un problème d’abus d’alcool ou de drogue.
Ce nouveau programme est le seul au Canada à être accrédité par la Défense nationale et les Anciens combattants. Des représentants de ces deux entités étaient d’ailleurs présents au lancement officiel organisé lundi dernier.
Le programme s’articule en trois volets soit un séjour de 28 jours en milieu fermé, une phase de retour progressif dans son milieu de vie et finalement une phase de suivi post thérapie. Des services sont aussi offerts aux conjoints et aux proches.
«Nous souhaitons que de nombreux militaires entendent notre message et qu’ils n’hésitent pas à demander de l’aide en cas de besoin», affirme la directrice générale du centre CASA, Lynda Poirier.
Deux militaires ayant été parmi les premiers à profiter de cette nouvelle ressource ont livré des témoignages fort émouvants lors du lancement.
«Je suis revenu de différentes missions complètement démoli, raconte Lucien Chouinard. J’étais devenu un zombie. On m’a donné de bons outils et un bon support qui m’ont permis de m’en sortir. Ça m’a redonné le goût de vivre.»
Vétéran des Forces canadiennes et intervenant au centre CASA, Mario Goulet explique que souvent, les militaires qui sont de retour de mission sont déjà en préparation pour la prochaine. «Ils ont une immunité presque naturelle durant leur carrière mais dès qu’ils quittent les forces, il y a une désorganisation et ils deviennent vulnérables.»
Ce dernier lance donc un message à tous les anciens combattants de ne pas hésiter à demander de l’aide et à profiter du support que leur offre le centre CASA.