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Le ministre fédéral de l'Environnement poursuit sa campagne de désinformation sur Kyoto

Article mis en ligne le 20 avril 2007 à 15:10
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Le ministre fédéral de l'Environnement poursuit sa campagne de désinformation sur Kyoto
Le ministre de l'environnement, John Baird, a profité de son passage devant le Comité de l'énergie et de l'environnement pour poursuivre la campagne de désinformation des conservateurs à propos du Protocole de Kyoto, a déclaré aujourd'hui le sénateur libéral Grant Mitchell.
«Le gouvernement conservateur n'a pas fait d'effort réel pour que notre pays remplisse ses obligations internationales aux termes du Protocole de Kyoto, a dit le sénateur Mitchell. Il a préféré perdre un an à dire aux Canadiens qu'il préparait un plan, tout en agitant l'épouvantail de conséquences économiques hypothétiques pour justifier son inaction.»

Le comité sénatorial examine actuellement le texte de loi C-288, présenté par le député libéral Pablo Rodriguez pour amener le gouvernement à proposer un plan qui permette d'atteindre d'ici 2012 les objectifs que le Canada s'est fixés aux termes du Protocole de Kyoto. Dans le cas où ces objectifs ne seraient pas atteints, le texte de loi exige également du gouvernement qu'il donne un compte rendu officiel des raisons de son échec.

«Ce texte de loi porte sur la reddition de comptes aux Canadiens, a déclaré M. Rodriguez. Si le gouvernement actuel est sincère quand il dit aux Canadiens qu'il souhaite mettre en ouvre un véritable plan de lutte contre les changements climatiques, il accueillera favorablement ce texte législatif.»

Mais les conservateurs se sont opposés à toute initiative pouvant permettre au Canada d'atteindre ses objectifs liés au Protocole de Kyoto, et mené au contraire une campagne de désinformation en disant aux Canadiens que toute mesure de réduction des émissions de gaz à effet de serre en deçà des niveaux de 1990 pourrait avoir des effets désastreux sur l'économie.

Le porte-parole libéral chargé de l'environnement, David McGuinty, a dit que cette campagne qui vise à confondre et à effrayer le public semble tout droit sortie d'un manuel du cabinet de George Bush: il s'agit de prendre une initiative risible, comme la loi sur la qualité de l'air, et de faire croire que tout plan réel de lutte contre le réchauffement planétaire est infaisable sur le plan économique.

«L'idéologie des conservateurs fait qu'ils ont toujours été opposés à la lutte contre les changements climatiques, à tel point qu'ils ont qualifié le Protocole de Kyoto de «complot socialiste» dans une lettre sollicitant des dons. Leur position concernant les répercussions de l'application du Protocole de Kyoto sur l'économie n'est qu'une expression de plus de cette idéologie», a poursuivi M. McGuinty.

«Les conclusions présentées par M. Baird sur les conséquences économiques de l'application du Protocole de Kyoto sont basées sur des suppositions extrêmes, non prouvées et non réalistes. Les conservateurs négligent volontairement les effets positifs d'un meilleur rendement énergétique, de plus grandes économies d'énergie et de la création d'emplois découlant du développement des activités liées à la réduction des émissions nocives.»

Loin des conséquences désastreuses envisagées par le ministre, le rapport Stern, commandé par le gouvernement britannique, qui porte sur les répercussions économiques du réchauffement planétaire, affirme que le coût des changements climatiques sera amplement supérieur si rien n'est fait.

De plus, McKinsey and Company, une firme respectée de consultants en gestion, a récemment mené une étude montrant que de nombreuses initiatives sont possibles qui ne pèsent pas exagérément sur l'économie, en particulier si les pouvoirs publics mettent en ouvre des incitatifs pour impulser le développement des technologies vertes. Cette étude conclut également que les réductions des émissions qu'il faut faire pour éviter des modifications climatiques encore pires en 2030 ne coûterait annuellement, à l'échelle mondiale, que 0,6 % du PIB de cette année-là.

«La vérité, c'est qu'une bonne politique environnementale est bonne pour l'économie, parce qu'elle stimule la recherche-développement, les nouvelles technologies et la création d'emplois, a conclu M. McGuinty. En niant cette réalité, les conservateurs de Stephen Harper privent le Canada d'une chance formidable de devenir un chef de file mondial dans le domaine de l'énergie verte.»

* (Source: Parti libéral du Canada)

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