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Le Canada n'est pas à vendre tonnent les Libéraux

Il faut défendre notre souveraineté économique et notre prospérité contre la désastreuse gestion des Conservateurs

Article mis en ligne le 16 avril 2007 à 14:35
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Le Canada n'est pas à vendre tonnent les Libéraux
Il faut défendre notre souveraineté économique et notre prospérité contre la désastreuse gestion des Conservateurs
Le gouvernement conservateur doit renoncer à son plan de mettre un terme à la déductibilité des intérêts avant qu'une telle mesure ne cause des pertes d'emplois, ne mine la compétitivité du Canada et n'expose de nombreuses entreprises canadiennes à une prise de contrôle par des intérêts étrangers. C'est ce qu'ont affirmé aujourd'hui le chef de l'opposition officielle, Stéphane Dion, et le porte-parole libéral en matière de finances, John McCallum.
«Alors que le monde entier s'engage dans la direction opposée, le gouvernement conservateur s'attaque à la compétitivité de nos entreprises par rapport à la concurrence mondiale, a dit M. Dion. Les sociétés étrangères se précipitent pour racheter les entreprises canadiennes, et l'actuel gouvernement fait tout pour leur faciliter la tâche. Les Conservateurs aiment prétendre que leurs politiques économiques sont faites pour tous les Canadiens, mais en fait, ce sont les financiers de Wall Street qui vont récolter tous les bénéfices, aux dépens des familles canadiennes et des emplois canadiens.»

Le budget de 2007 interdit désormais aux entreprises canadiennes de déduire les intérêts sur les prêts contractés pour acquérir des actifs à l'étranger, instrument indispensable aux compagnies qui veulent financer leur expansion internationale. Sans cet instrument, les entreprises canadiennes seront moins concurrentielles et plus vulnérables aux prises de contrôle.

En outre, cette mesure doit entrer en vigueur le 1er janvier 2008 pour les prêts nouveaux, et un an ou deux plus tard pour les prêts existants. Cela signifie que bon nombre d'entreprises canadiennes qui ont contracté des prêts en croyant que l'intérêt serait déductible seront sujettes à une forme d'imposition rétroactive.

Ce changement vient aggraver les dommages causés par une précédente décision des conservateurs, celle de prélever un écrasant impôt non remboursable de 31,5% sur les fiducies de revenu. Les Libéraux proposent plutôt un impôt de 10% remboursable aux Canadiens. La combinaison de ces deux changements cause un grand désavantage pour les entreprises canadiennes qui songent à étendre leurs activités au-delà de nos frontières, et rend toutes nos entreprises vulnérables à un rachat. Le résultat net: moins d'emplois pour les Canadiens.

Jusqu'à présent, l'impôt sur les fiducies de revenu a provoqué 15 tentatives de rachat au cours des cinq derniers mois, et 15 révisions stratégiques dans ce secteur. «Avec cette politique mal avisée, les Conservateurs crient "Stop!" à nos entreprises, alors que les pays concurrents disent "Allez!" aux leurs. Il est difficile d'imaginer pire politique en matière de compétitivité, de productivité et d'emploi», a déclaré John McCallum.

M. McCallum a également souligné que le gouvernement conservateur avait massivement sous-estimé le coût de l'abolition de la déductibilité des intérêts pour les entreprises canadiennes. «Il s'agit du plus important changement apporté au régime fiscal des entreprises en 30 ans et les Conservateurs l'ont mis en ouvre sans consulter personne. Ils n'ont même pas bien chiffré leur mesure», a-t-il dit.

Selon le budget de 2007, l'abolition de la déductibilité des intérêts devrait mettre dans les coffres du gouvernement 40 millions de dollars de plus par an. Mais les économistes du secteur privé estiment que ce changement alourdira la charge fiscale des entreprises canadiennes de quelque 1 G$ par an. Quant aux fonctionnaires du ministère des Finances, ils ont admis que cette somme de 40 M$ était extrêmement sous-évaluée.

La communauté d'affaires s'est déclarée très inquiète de ce changement de politique. L'ancien président de l'Association canadienne des études fiscales, Allan Lanthier, l'a même qualifié de «politique la moins judicieuse mise en ouvre par Ottawa en 35 ans».

Le président du Conseil canadien des chefs d'entreprises, Tom d'Aquino, a pour sa part affirmé que cette décision «risque sérieusement de saper la compétitivité des champions de chez nous, les entreprises les plus actives et les plus prospères dans la création d'entreprises d'envergure mondiale à partir de sièges sociaux implantés dans les localités canadiennes.»

D'autres grandes puissances, comme les États-Unis, l'Europe et le Japon, maintiennent un tel système de déductions qui permet à leurs compagnies d'avoir accès à des capitaux bon marché grâce auxquels elles peuvent racheter des entreprises dans d'autres pays, comme le Canada. Selon la Banque royale du Canada, les entreprises canadiennes sont deux fois plus susceptibles d'être rachetées par des entités étrangères que les entreprises australiennes, et huit fois plus vulnérables que leurs voisines américaines.

Stéphane Dion a ajouté que les Conservateurs devaient abolir ces politiques désastreuses avant que d'autres entreprises et d'autres emplois canadiens ne soient perdus, affaiblissant ainsi la compétitivité du Canada et sa capacité à être concurrentiel sur le marché international.

«Malheureusement, nous avons déjà vu bon nombre d'importantes entreprises canadiennes, comme Inco, Molson, Dofasco et la Compagnie de la Baie d'Hudson être rachetées par des entités étrangères, a déclaré M. Dion. Alors pourquoi les Conservateurs rendent-ils ce genre de rachat encore plus facile? Il est temps que Stephen Harper défende vraiment le Canada plutôt que les intérêts économiques étrangers.»

«Je veux un Canada plus juste, plus riche et plus vert. Et pour y arriver, j'ai besoin d'un Canada plus concurrentiel. Je suis déterminé à y parvenir grâce à de saines politiques économiques, soit exactement le contraire de ce que fait l'actuel Premier ministre», a conclu M. Dion.

* (Source: Cabinet du chef de l'Opposition à Ottawa)

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