Un rapport des Nations unies montre que le Canada doit agir contre les changements climatiques
Le Canada doit tout de suite employer les grands moyens pour endiguer les effets dévastateurs des changements climatiques et faire sa part pour y apporter une solution. C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui le chef libéral, Stéphane Dion, en réaction au rapport sur les conséquences des changements climatiques, le second cette année, publié par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).
«Le Canada doit se préparer à vivre dans un monde voué à limiter ses émissions de carbone. Le rapport publié aujourd'hui dit très clairement que l'activité humaine altère profondément l'état de notre planète, a dit M. Dion. Les êtres humains ne peuvent pas continuer à utiliser l'atmosphère comme une décharge publique illimitée et gratuite. Nous pouvons prendre la tête du mouvement pour le changement et relever le défi de notre génération.»
«Nous avons le pouvoir d'empêcher les pires conséquences des changements climatiques, et de nous adapter au phénomène inévitable qu'est le réchauffement planétaire. Mais nous ne pourrons y arriver que si le pays tout entier est disposé à prendre immédiatement les mesures nécessaires.»
Le rapport du GIEC affirme que la température moyenne de la planète va augmenter à cause de l'activité humaine passée, mais qu'il devrait être possible de s'adapter à ce changement. Mais si la Terre se réchauffe de 2 degrés Celsius, les conséquences seront catastrophiques. Un tel réchauffement pourrait bien entraîner le déplacement de centaines de millions de personnes, la fonte des calottes glaciaires du Groënland et de l'Antarctique, une élévation importante du niveau des mers, la mort virtuelle de l'agriculture dans les climats chauds, et la banalisation des phénomènes météorologiques extrêmes de par le monde.
«S'il ne veut pas devenir un des grands responsable de ce problème mondial, le Canada doit agir rapidement pour réduire ses émissions de carbone. Mais pour cela, nous devons faire preuve de l'esprit d'initiative et du leadership qui font cruellement défaut au gouvernement Harper», a poursuivi M. Dion.
Le gouvernement conservateur a clairement indiqué qu'il ne tiendrait aucun compte du statut du Canada comme signataire du Protocole de Kyoto. M. Baird a dit tout aussi clairement que le Canada allait faire cavalier seul, en établissant des cibles d'intensité plutôt qu'un régime de cibles absolues tel qu'adopté par le reste du monde. Le gouvernement de M. Harper aligne le Canada sur l'attitude anti-Nations unies et anti-Kyoto pratiquée par le gouvernement de George W. Bush.
«Le gouvernement conservateur ne prend pas ses responsabilités au sérieux, a conclu M. Dion. Le Canada doit faire tout ce qui est en son pouvoir. Ce défi mondial exige une action mondiale. Si le Canada continue sur la lancée de M. Harper, si notre pays continue à saboter les efforts internationaux plutôt que d'y contribuer, le jugement de l'Histoire sera très sévère à notre égard.»
«Je demande instamment au premier ministre de soutenir le nouveau projet de loi sur la qualité de l'air, aujourd'hui appuyé par tous les partis d'opposition, y compris le plan visant à établir un budget carbone pour le Canada, pour nous aider à honorer les engagements pris à Kyoto et permettre à notre pays de devenir une superpuissance de l'énergie verte», termine-t-il.
* (Source: Cabinet du chef de l'opposition du Canada)