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Jean Charest mise sur son équipe dans la région

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 24 mars 2007 à 8:48
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Jean Charest mise sur son équipe dans la région
De passage à Québec au courant de la campagne, Jean Charest a offert une entrevue à Québec Hebdo pour faire le point sur différents enjeux dans la région. Rien de spectaculaire, mais l’assurance tranquille que des interventions ponctuelles sont préférables à de grandes politiques dans une région où l’économie se porte plutôt bien.
S'il y a quelques années, la modernisation de l'aéroport, le prolongement de l'autoroute du Vallon, le soutien aux Fêtes du 400e et la diversification économique étaient des enjeux qui frappaient l'imagination, l'actuelle campagne électorale offre bien peu côté grands projets. Pourtant, la région a rarement été aussi convoitée par les différents partis. La

stratégie libérale est simple: miser sur ses réalisations et offrir la continuité.

Contrairement au Parti Québécois, le Parti libéral ne propose pas de plateforme concrète pour la région de la Capitale-Nationale. Le PLQ privilégie plutôt la poursuite des actions déjà engagées et l’intervention dans des dossiers précis lorsque la situation l’exige.
L'après 2008: économie et santé
La région bénéficie présentement d'un momentum créé par l'approche du

400e. Grands travaux d’infrastructures, financement additionnel des différents paliers de gouvernement, les annonces se multiplient à l’approche des grandes fêtes.
Cependant, au-delà de 2008, la communauté d'affaires s’inquiète d’un éventuel relâchement que pourrait entraîner, par exemple, la pénurie de main-d’œuvre anticipée.

«La région va très bien présentement, mais nous ne tenons pas ça pour acquis, affirme Jean Charest. Là où l’économie connaît beaucoup de succès, c’est du côté de l’économie du savoir. La poursuite de la diversification économique reste dans nos priorités.»

Le chef libéral rappelle à ce sujet le soutien de son gouvernement à l’INO et au Centre de recherche de l’Hôpital Laval.

Fidèle à son programme, Jean Charest assure que les investissements en santé

se poursuivront également dans la région. Plusieurs annonces en ce sens ponctue d’ailleurs la campagne libérale, Hôtel-Dieu, Hôpital Laval, CHSLD.
Tramway
Malgré la fin de non-recevoir de la mairesse Boucher au sujet du tramway, Jean Charest assure que l’intérêt est présent au sein de son équipe régionale. Citant son fonds vert et la nécessité de développer le transport en commun, il mentionne que le tramway pourrait être une solution à plus long terme.
«On ne ferme pas la porte à une étude préliminaire, l’intérêt est là», soutient-il sans vouloir s’avancer davantage.
Conseil d’agglomération
Sur l’ensemble du dossier des défusions, Jean Charest estime que son gouvernement a respecté ses engagements. Il concède qu’à quelques endroits, des difficultés demeurent, mais rien qui ne peut être réglé. Par contre, côté solutions, Jean Charest ne s’avance pas.
«J’ai parlé aux maires Loranger et Corriveau et on doit trouver des solutions. Nous allons travailler avec la mairesse Boucher à ce sujet. Ça prend une dose de bonne volonté et on peut régler le problème.»
Centre des sciences
Devant la pénurie de main-d’œuvre anticipée et la baisse des inscriptions en sciences et technologie dans les universités et cégeps, plusieurs acteurs de la région insistent pour que l’on se dote d’un centre des sciences.
Ironiquement, au moment même où la région fait de l’économie du savoir sa locomotive, les entreprises de haute technologie éprouvent des difficultés à recruter. Chambres de commerce, institutions d’enseignement, chercheurs et entrepreneurs croient qu’un centre des sciences fait partie des solutions à moyen terme.

Si le projet fait partie des promesses du Parti Québécois et du Parti Vert, il est absent du côté des libéraux. Jean Charest affirme toutefois qu’à l’instar de tout dossier qui lui est soumis, il sera jugé à son mérite.

«Nous avons été au rendez-vous de tous les grands projets dans la région, insiste M. Charest. Nous l’avons appuyée dans son succès et un centre des sciences pourrait aller dans le sens de ce que l’ont veut encourager dans la Capitale-Nationale.»
Force de l’équipe libérale
C’est cette assurance que l’équipe libérale a fait du bon travail dans la région et qu’elle représente un avantage par rapport aux autres partis qui fait s’animer le plus Jean Charest pendant l’entretien.
«Le 26 mars, ce sera un facteur déterminant, affirme-t-il. Ceci dit en tout respect envers nos adversaires, je crois que notre équipe est un grand avantage.»

La venue de Philippe Couillard dans Jean-Talon réjouit le chef libéral au plus haut point. «Quelques fois en politique, il y a des heureux concours de circonstances et c’est ce qui s’est passé dans le cas de M. Couillard.»

Il rejette d’ailleurs toute allusion à un parachutage. «M. Couillard habite dans le comté depuis quelques années et je ne crois pas qu’il se serait présenté ailleurs dans la région n’eût été du départ de Margaret Delisle.»

Rien à faire non plus pour lui faire admettre que l’arrivée de Philippe Couillard vient pallier à la faiblesse des représentants régionaux au sein du conseil des ministres. «L’équipe était déjà très forte et l’arrivée de M. Couillard la renforce davantage», conclut Jean Charest, convaincu que cette équipe pourrait faire la différence le jour des élections.

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