Les chefs interpelés par l’industrie forestière
Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) demande aux chefs des trois principales formations politiques de démontrer l’importance qu’ils accordent à l’industrie forestière en traitant de son avenir lors du débat des chefs. «Les chefs doivent dire à la population comment ils entendent contribuer au retour à la compétitivité de l'industrie pour que le Québec et ses régions sortent de la crise actuelle», a déclaré Guy Chevrette, président-directeur général du CIFQ.
À ce jour, 131 usines ont suspendu leurs opérations, dont 41 de manière définitive. Plus de 10 000 travailleurs ont perdu leur emploi. En fait, aucun autre secteur n’a eu à affronter en si peu de temps pareille hécatombe. Les mesures prises jusqu’ici par le gouvernement constituent un pas dans la bonne direction. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour que l’industrie forestière redevienne compétitive, en particulier parce qu'elle doit assumer les coûts d’approvisionnement en fibre les plus élevés en Amérique du Nord.
«Face à cette dure réalité, les chefs doivent lors du débat du 13 mars indiquer aux 200 000 travailleurs du secteur forestier les mesures concrètes qu’ils proposent pour maintenir les activités industrielles et les emplois qui en découlent, a souligné M. Chevrette. Les gens sont inquiets et tous sont frappés de plein fouet par la crise qui sévit. Même à Montréal où l’on retrouve 23 400 emplois issus de l’industrie de la forêt et du bois, 1 228 emplois ont été perdus. C’est un problème national et les chefs doivent profiter du débat pour rassurer l’industrie, ses travailleurs et les régions.»
À propos du CIFQ
Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. Il représente les entreprises de sciage résineux et feuillus, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux œuvrant au Québec. Il se consacre à la défense des intérêts de ces entreprises, à la promotion de leur contribution au développement socio-économique, à la gestion intégrée et à l’aménagement durable des forêts, de même qu’à l’utilisation optimale des ressources naturelles. Le Conseil œuvre auprès des instances gouvernementales, des organismes publics et parapublics, des organisations et de la population. Il encourage un comportement responsable de ses membres en regard des dimensions environnementales, économiques et sociales de leurs activités.
* (Source: Conseil de l’industrie forestière du Québec)
Information:
www.cifq.qc.ca