Manque de vision dans le cafouillage forestier selon le PQ
Réunis au Pavillon de la foresterie et de la géomatique au cœur de l’université Laval, Véronique Hivon, ainsi que Martin Courval et Robert Beauregard, candidats du Parti Québécois dans Jean-Talon, Portneuf et La Peltrie, ont tenu à dénoncer l’immense cafouillage du gouvernement libéral dans l’ensemble du dossier de la crise forestière qui a durement touché le Québec au cours du dernier mandat.
«Le manque de courage et l’inaction dont a fait preuve Jean-Pierre Soucy, député libéral de Portneuf et le gouvernement libéral depuis le tout début de la crise forestière n’est pas étrangère à la fermeture des usines de Tembec et Gestofor et à la perte de centaines d’emplois dans la région de Portneuf. Dans le cas de l’usine Bowater à Donnacona, l’ancien député péquiste, Roger Bertrand, avait réussi à la relancer grâce au maintien et à la création d’emplois. De son côté, M. Soucy n’a pu faire mieux que de compenser quelques travailleurs forcés à la retraite. Non seulement les libéraux ont-ils brillé par leur incapacité à prévoir la crise forestière alors que plusieurs experts décriaient l’urgence de la situation et que tous les indices annonciateurs étaient réunis, ils ont en plus enligné cafouillages sur cafouillages une fois la crise installée», s’est indigné le candidat du Parti Québécois dans Portneuf, Martin Courval.
Rappelons que le Parti libéral a déposé successivement quatre plans d’action pour tenter de remédier à la crise, sans succès. Le quatrième plan du gouvernement libéral consacrait 425 M$ à des prêts et à des garanties de prêt. Sur les 170 demandes transmises, seulement 13 ont été traitées. Pour l’avenir, les libéraux semblent toujours incapables d’apporter les solutions nécessaires pour assurer un avenir prometteur à notre industrie forestière.
Par ailleurs, selon plusieurs intervenants, la ville de Saint-Raymond aurait subi des pertes estimées à plus de 4 M$ à la suite de la fermeture de Tembec. «En 18 mois, ce sont 10 000 travailleurs du secteur forestier qui ont perdu leur emploi dans l’ensemble des régions du Québec. De ce nombre, la moitié n’a pas accès aux programmes gouvernementaux. Avons-nous besoin d’une preuve supplémentaire de l’incompétence libérale en forêt? Poser la question c’est y répondre», a répliqué le candidat dans Portneuf.
Solutions viables pour relancer notre industrie
Dans la Capitale-nationale, afin de rendre nos industries plus compétitives sur les marchés nationaux et internationaux, le Fonds de développement régional, qui sera financé à la hauteur de 50 M$ par un futur gouvernement du Parti Québécois, servira notamment à investir dans plusieurs projets afin de stimuler l’économie de Portneuf à Charlevoix et de mettre à profit les compétences de nos chercheurs.
«Si le Parti Québécois fait le choix de l’innovation et de l’éducation, c’est aussi parce qu’un Québec plus instruit est à la base d’un Québec plus dynamique et plus riche. Dans cette optique, nous accordons une place déterminante à l’économie du savoir dans notre vision régionale. L’Université Laval est le premier maillon de la chaîne de l’économie du savoir, permettant de stimuler la recherche, de créer des emplois de pointe et de retenir la matière grise dans la région», a ajouté Véronique Hivon, candidate dans Jean-Talon.
En plus du soutien à la recherche et au développement, le Parti Québécois, dans sa feuille de route, propose une série de mesures visant spécifiquement la main d’œuvre du secteur forestier, dont la mise en place d’un nouveau programme de soutien pour les travailleurs âgés de l’industrie forestière victimes de licenciement. L’aide fédérale étant nettement insuffisante, un gouvernement du Parti Québécois fera davantage en offrant aux travailleurs âgés de 55 à 59 ans, des prestations mensuelles pour une période maximale de 5 ans. De plus, afin d’encourager les investissements, le Parti Québécois maintiendra les crédits d’impôt aux régions-ressources en plus d’abolir la taxe sur la capital.
«La forêt et l’industrie ont déjà trop souffert des approximations et du manque de leadership libéral. Il est maintenant temps d’apporter les mesures qui s’imposent pour assurer l’avenir de notre industrie forestière. Le Parti Québécois s’est donné comme objectif de reconstruire cette industrie et s’est engagé à investir 300 millions de dollars dans des solutions viables qui permettent à la fois de soutenir les travailleurs, de stimuler l’industrie et d’assurer la viabilité et la diversité de la ressource», a conclu le candidat dans La Peltrie et ingénieur forestier, Robert Beauregard.
* (Source: Parti québécois de la Capitale-nationale)
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