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Fin des portes tournantes dans les prisons avec l'ADQ

Article mis en ligne le 8 mars 2007 à 15:50
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Fin des portes tournantes dans les prisons avec l'ADQ
«Le Québec doit définitivement mettre fin à la politique des portes tournantes dans les prisons québécoises. Il est plus que temps de rétablir dans toute sa force le sens réel d’une peine de prison».
C’est en ces termes que le chef de l’Action démocratique du Québec a présenté les engagements de son parti en matière de sécurité publique. À cet égard, le programme de l’ADQ propose une véritable réforme en matière de sécurité publique qui veut rétablir la primauté de la protection des citoyens. Pour l’ensemble de ces engagements en matière de sécurité publique, l’ADQ a prévu investir 50 millions de dollars additionnels aux différents budgets reliés à ce domaine.
Restriction de l’accès aux libérations conditionnelles
L’ADQ s’engage à interdire l’accès au système de libération conditionnelle pour tout individu condamné à deux crimes contre la personne ou à des infractions à la loi des stupéfiants. Par cet engagement, l’ADQ veut envoyer un signal clair. La sécurité des citoyens doit primer et le système de libération conditionnelle ne sera plus une option pour les récidivistes. L’ADQ croit au principe de la réhabilitation mais considère qu’il est tout aussi important de protéger la population des criminels récidivistes. La libération conditionnelle, c’est un privilège qui doit se mériter. Cela ne doit pas être un automatisme.
Rappelons que selon le rapport Corbo, près du tiers des détenus au Québec ont déjà été incarcérés plus de dix fois. «Le Québec compte trop de drames reliés à des récidivistes qui sont dans nos rues. La sécurité des citoyens, c’est une des missions de base de l’État et je crois que dans ce domaine au Québec, ce sont les valeurs de rigueur et de fermeté qui doivent être réhabilitées», a déclaré Mario Dumont.

Par ailleurs, l’ADQ s’engage à augmenter les ressources budgétaires disponibles pour la Commission des libérations conditionnelles afin d’améliorer son efficacité, en misant notamment sur la formation du personnel.
Rigueur dans la gestion des absences temporaires
Au cours des dernières années, le système des permissions pour absence temporaire a connu de nombreux dérapages. Celui-ci a été détourné de son objectif premier pour être utilisé comme outil administratif de gestion de la population carcérale dans les prisons. L’ADQ s’engage à interdire totalement la pratique qui consiste à accorder des permissions d’absence temporaire à des détenus pour des raisons budgétaires et administratives. L’obtention d’une permission d’absence temporaire devra dorénavant être liée strictement à des fins humanitaires ou dans le cadre d’une réelle démarche de réhabilitation d’un détenu.
«Il est inadmissible que le budget d’une prison détermine l’étendue de la peine d’emprisonnement d’un détenu. Cela envoie un message de laxisme qui n’est pas acceptable. Une peine de prison, ce n’est pas une simple contrainte administrative. L’emprisonnement c’est un message clair que la société donne à un individu qui a enfreint la loi et c’est aussi un moyen de protéger la population. Il est impératif de revenir à ces principes fondamentaux de justice», a rappelé le chef de l’ADQ.
Facturation aux détenus
Qu’il s’agisse de séjours de personnes dans les hôpitaux et dans les centres d’hébergement de soins de longues durée ou même de séjours pour protéger des jeunes victimes d’actes criminels dans un centre spécialisé pour les jeunes, tous ces honnêtes citoyens doivent défrayer un coût associé à leurs séjours. Or, dans le système des prisons québécoises les détenus n’assument aucun frais relié à la détention. L’ADQ considère qu’il s’agit d’une aberration qui doit être corrigée. Ainsi, l’ADQ estime qu’un individu financièrement capable de le faire devrait être contraint d’assumer une partie de ses frais de détention. Toujours dans ce même esprit de bon sens et de justice, l’ADQ s’engage également à mettre fin à la possibilité pour un détenu de toucher des indemnités de remplacement de revenu comme les prestations de la CSST ou de la SAAQ.
Enfin, l’ADQ s’engage à nous donner les vrais moyens comme société de faire une lutte effective à la criminalité. À cet égard, les crimes contre la personne et la propriété seront priorisés dans l’allocation des ressources aux corps policiers.

* (Source: Action démocratique du Québec)

Information: www.adq.qc.ca

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