Plusieurs intervenants économiques de la région appuient les revendications de l'INO.
L'INO obligé de quémander
Navire amiral de la haute technologie
Privé de sources de financement récurrentes et qui tiendraient compte de ses performances, l'Institut National d'Optique (INO) se voit à nouveau contrainte à quémander pour assurer sa pérénité. Pourtant l'organisme est réputé être un pionnier et un leader mondial en matière d'optique-photonique. Chez nous, le centre que dirige M. Jean-Yves Roy est perçu comme un fleuron de la nouvelle économie du savoir, pierre angulaire du développement régional.
En conférence de presse, une coalition regroupant les chambres de commerce de Québec et des Entrepreneurs, Pôle Québec Chaudière-Appalaches et le Parc technologique du Québec métropolitain sont venus soutenir l'INO dans ses démarches pour concrétiser un financement de l'ordre de 100M $ à l'intérieur d'un plan quinquennal propre à maintenir le rythme de croissance du centre. À ce jour, le gouvernement du Québec s'est engagé pour 50% de la demande, sur une période de 5 ans. Au plan fédéral, le ministre responsable du développement économique au Québec, Jean-Pierre Blackburn, a déjà consenti une participation de 18M $ pour trois ans en plus d'avoir laissé entendre aux dirigeants de l'INO qu'il pourrait les supporter au-delà de ce premier engagement. Pour l'heure, le gouvernement fédéral n'est pas allé plus loin dans le dossier. M. Roy et les gens de la coalition pressent donc le gouvernement fédéral d'inclure au prochain budget fédéral les 32M $ manquants au montage financier.
«Que les bottines suivent les babines», ajoute Paul-Arthur Huot de Pôle Québec Chaudière-Appalaches qui estime que l'INO n'a pas tardé à s'imposer comme modèle pour le Royaume-Uni, la Chine ou les États-Unis en optique-photonique. «L'INO représente exactement le modèle de haute-technologie et de valeur ajoutée qui va nous permettre de compétitionner avec les Chinois...», complète-t-il.
Mémoire déposé au ministre
Pour accélérer l'évolution du dossier l'Institut vient de livrer un mémoire au ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, qui est intitulé «Optimiser le retour sur l'investissement dans l'innovation: l'INO, un modèle performant». Le document met l'accent sur le montage financier que doit rapidement compléter le fédéral et sur la nécessité de prévoir un mécanisme de financement permanent afin de soutenir les organisations performantes en matière de valorisation de la recherche, de commercialisation de produits et services de haute technologie. «Notre proposition s'inscrit parfaitement dans les orientations économiques énoncées par le gouvernement Harper», conclut M. Roy.
En obtenant son financement, l'INO entend doubler le nombre de ses chercheurs de haut niveau et s'imposer comme le plus important centre de recherche en optique-photonique en Amérique. De plus, on prévoit procéder à 16 nouveaux transferts technologiques vers l'industrie en plus de générer, par essaimage, la création de 11 nouvelles entreprises technologiques.