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Pour des écoles fortes et autonomes, l’ADQ propose l’abolition des commissions scolaires

Article mis en ligne le 26 février 2007 à 7:33
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Pour des écoles fortes et autonomes, l’ADQ propose l’abolition des commissions scolaires
L'Action démocratique du Québec fera des écoles le lieu privilégié des investissements en éducation primaire et secondaire. «Il nous faut rediriger le maximum de ressources humaines et financières des structures vers les écoles, afin de maximiser la réussite scolaire de nos enfants. En fait, l’école doit être au cœur de l’effort collectif que nous devons faire pour remettre l’éducation québécoise sur le chemin du succès», a lancé le chef de l’ADQ, Mario Dumont.
Pour y arriver, l’ADQ propose, en premier lieu, de concrétiser ce redéploiement des ressources en procédant à l’abolition des commissions scolaires et en misant sur des écoles fortes et autonomes.

Pour l’ADQ, le système actuel des commissions scolaires constitue un intermédiaire bureaucratique coûteux et lourd. Dans un contexte de rareté des ressources et de décrochage scolaire, le chef de l’ADQ estime qu’il est impératif d’avoir le courage politique nécessaire de réformer notre système d’éducation. Pour cela, il propose de donner un nouvel élan à l’éducation québécoise en misant sur l’autonomie des écoles. «On ne peut plus se permettre de condamner nos enseignants et nos directeurs à des rôles d’exécutants de décisions bureaucratiques. Nous devons leur donner les outils et l’autonomie nécessaires pour qu’ils puissent exercer pleinement leurs talents et faire gagner nos filles et nos garçons.»

«Lorsque l'échec d'un système est à ce point évident que le taux de décrochage avoisine les 30 % et que, dans certaines régions, plus de 40% de nos garçons décrochent, nous avons le devoir d’agir. Ce n’est pas vrai qu’on doit se résigner au statu quo. Nos enfants constituent notre plus précieuse richesse. Leur réussite demeure notre plus grand défi. Comme société, nous n’avons pas droit à l’erreur à ce chapitre. Il nous faut prendre les moyens pour réussir», a déclaré le chef autonomiste.

Pour l’ADQ, une plus grande autonomie des écoles et la décentralisation des ressources vers les services directs aux élèves sont au cœur de la solution pour remettre l’élève et ses parents comme priorité numéro un en éducation.
Abolition des taxes, des élections et des commissions scolaires.
L’ADQ s’engage donc à abolir les taxes, les élections et les commissions scolaires. Les écoles avec leurs conseils d’établissement et leurs directions d’école sont en mesure d’assumer la majeure partie du rôle des commissions scolaires : les services éducatifs, la gestion des ressources humaines et financières et l’entretien ménager des écoles.
L’ADQ prévoit que les responsabilités reliées à la gestion des bâtiments ainsi qu’à l’organisation du transport scolaire relèveraient des autorités municipales. Il est également prévu que la responsabilité de la formation professionnelle soit transférée aux CEGEPS puisque que ce secteur est actuellement sous l’égide des commissions scolaires.

Avec cette réorganisation, l’ADQ estime que les écoles auront les moyens pour organiser des services de qualité. Les pratiques en éducation démontrent clairement qu’une école autonome et responsable est la meilleure garantie de la réussite scolaire des élèves. L’ADQ donnera cette possibilité aux écoles du Québec.

Cette réforme nécessitera une révision en profondeur du financement du système d’éducation. Ainsi, l’abolition de la taxe scolaire doit évidemment s’accompagner d’une réallocation de ce champ d’impôt foncier vers les municipalités afin que ces dernières puissent faire face à leurs nouvelles obligations. À cet égard, l’ADQ s’engage à ce que cette révision du système de financement de l’éducation débouche sur l’allègement du fardeau fiscal des contribuables locaux, notamment en mettant fin aux dédoublements dans la gestion des immeubles scolaires et municipaux.

Outre l’important redéploiement des ressources humaines vers les écoles, l’ADQ estime que l’abolition des commissions scolaires permettra une économie importante de quelque 150 M$ au seul plan des dépenses administratives, autant d’argent qui pourra servir à améliorer les services éducatifs.
Des écoles fortes et autonomes
Pour l'ADQ, bâtir des écoles fortes et autonomes, c'est investir davantage dans les services directs aux élèves plutôt que dans des structures bureaucratiques éloignées du lieu de l'école. «En misant ainsi sur l’école, il sera désormais permis aux directeurs d'école de diriger, aux enseignants d'enseigner et aux parents d'espérer mieux pour leurs enfants», a conclu M. Dumont.

* (Source: Action démocratique du Québec)

Information: www.adq.qc.ca

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