Baisses d’impôts: Jean Charest a trahi les familles
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a visité ce matin une famille de la classe moyenne de Saint-Georges-de-Beauce, afin de vérifier en quoi les libéraux de Jean Charest pouvaient prétendre avoir tenu promesse en matière de baisses d’impôts.
«L'heure de vérité a sonné pour Jean Charest, a lancé Mario Dumont, en compagnie de la famille Drouin-Boissonneault. Après quatre années d’astuces et de promesses rompues, le temps est venu pour les familles de faire le décompte.»
En rappelant qu’une baisse annuelle d’impôt de 1 G$ représente 367 $ par année pour une famille ayant un revenu annuel de 40 000 $, c’est tout près de 1 500 $ qu’une telle famille aurait dû recevoir en baisse d’impôts. Or, au bout des quatre années du mandat libéral, on constate que les Québécois n’ont eu droit qu’à moins du quart de la baisse promise. Pire, victimes des hausses de taxes et de tarifs de toutes sortes, l’objectif libéral de réduire les impôts de 27% en cinq ans se transforme dans les faits, par une perte nette de plusieurs milliers de dollars.
En comptant la hausse de la prime de l’assurance médicament, des frais de garde, des tarifs l'électricité et des taxes scolaires, la famille Drouin-Boissonneault avait depuis longtemps réalisé que Jean Charest avait renié sa parole et que leur fardeau fiscal était loin d’avoir diminué. «Jean Charest est le seul à croire en ses prétendues baisses d’impôts et qu’il a soulagé la classe moyenne, déplore le chef de l’ADQ, Mario Dumont. À défaut d’avoir fait le ménage dans les affaires de l’État, c’est dans les affaires des ménages québécois que le gouvernement est venu chercher des sommes supplémentaires.»
Engagement à ne pas augmenter les impôts et taxes
De son côté, l'ADQ s'engage à ne pas augmenter les impôts et les taxes. «Un gouvernement responsable doit avoir épuisé toutes les possibilités de couper d'abord dans les dépenses superflues et le gaspillage avant d'exiger davantage de la part des contribuables québécois, déjà parmi les plus imposés en Amérique du nord», souligne le chef adéquiste.
Indexation automatique des tables d’impôt selon l’IPC
L’ADQ s’engage à la pleine indexation des tables d’imposition, au taux de l’indice des prix à la consommation (IPC). «En changeant le taux utilisé pour indexer les tables d’impôt des particuliers, le gouvernement Charest a soutiré en douce des millions de dollars aux contribuables québécois», dénonce le chef de l’ADQ.
Tout en rappelant que le régime fiscal n’avait fait l’objet d’aucune indexation sous le régime péquiste de 1994 à 2002, l’astuce comptable du gouvernement libéral trompe délibérément la population. «En 2004 seulement, c’est 140 M$ qu’il va chercher de plus dans les poches des Québécois, rappelle-t-il. Quand on fait croire qu’indexer les tables d’imposition équivaut à une diminution d’impôt, c’est qu’on a un sérieux problème de transparence!»
Entre les gels tarifaires des Péquistes et les chocs tarifaires des Libéraux
En trois budgets libéraux, malgré une promesse de diminuer l’impôt sur le revenu de 1 G$ par année, la classe moyenne s’est donc plutôt fait servir des «chocs tarifaires». Par ailleurs, par lâcheté et électoralisme, autant les libéraux que les péquistes ont favorisé par le passé le gel des tarifs plutôt que l’ajustement graduel au rythme de l’inflation.
Afin d’éviter les effets pervers des gels de tarifs des régimes péquistes et les chocs tarifaires du régime libéral, l’ADQ énoncera une politique claire de tarification. Pour éviter toute hausse brusque et déraisonnable, l’ADQ rendra publics et prévisibles sur une période de 5 ans les hausses raisonnables et responsables des tarifs d’électricité, des primes d’assurance automobile du Québec, des droits de scolarité ainsi que des frais de garde subventionnée. Pour les familles à plus faibles revenus, ces hausses de tarifs seront compensées par des prestations directes plus élevées.
* (Source: Action démocratique du Québec)
Information:
www.adq.qc.ca