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Expérience d’études en terre suédoise

Article mis en ligne le 26 février 2007 à 10:39
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Expérience d’études en terre suédoise
Originaire de Loretteville, Marie de Bellefeuille effectue présentement un échange étudiant en Suède où elle poursuit son programme d’études internationales avec comme objectif de faire carrière en journalisme. Nous lui donnons ici l’occasion de relater ses expériences et ses perceptions de la vie dans cet incontournable pays scandinave.
Expérience d’études en terre suédoise
Partir un an à l’étranger demeure toujours une expérience à la fois enrichissante et quelque peu traumatisante. L’étudiant placé devant cette possibilité se trouve souvent face à deux choix, à savoir celui d’un dépaysement total ou encore d’une expérience proche de la réalité connue. Toutefois, les connaissances préalables du pays d’accueil ne sont pas nécessairement tributaires de la réalité vécue sur place. De nombreux étudiants québécois ont opté, cette année, pour un pays similaire à leur province d’adoption. Ce pays, c’est la Suède, où l’on retrouve les forêts de conifères, les lacs et les rivières et, surtout, la neige et le froid caractéristiques du Québec. Toutefois, l’accueil réservé par les Suédois peut laisser perplexe.
Bon an, mal an, les universités Suédoises accueillent bon nombre d’étudiants étrangers, de diverses origines. À l’arrivée à Lund, une petite ville étudiante du sud du pays, des groupes de mentors sont formés et de nombreuses activités sont organisées pour que les nouveaux arrivants se sentent rapidement chez eux. Le système fonctionne très bien… jusqu’au début des cours! En effet, malgré la mixité de la majorité des classes, où étudiants internationaux et Suédois se mêlent dans une belle cacophonie de langues et d’habitudes, il apparaît vite que les nouveaux amis sont, eux aussi, étrangers. Les Suédois sont difficiles d’approche et se laissent difficilement «apprivoiser». Pour se mêler à eux, il faut parler leur langue…

Gare toutefois à ceux qui espèrent apprendre la langue du pays en profitant de l’immersion! Ils devront s’armer de courage et de persévérance, car la bien espérée «immersion», dans mon cas, n’est jamais survenue! En effet, l’immense majorité des neuf millions de Suédois parlent parfaitement l’anglais ou, du moins, le comprennent et le baragouinent. Ils sont d’ailleurs très fiers de leur bilinguisme et, lorsqu’ils détectent une hésitation dans la formulation, un semblant d’accent dans la prononciation, ils s’empressent de démontrer leur talent en faisant passer la conversation à l’anglais. Les premières semaines, cette attitude peut sembler rassurante. Toutefois, elle devient rapidement un cauchemar pour l’étudiant en manque de pratique! Petit conseil, donc, aux futurs voyageurs: apprenez le suédois avant le départ, afin d’en avoir une maîtrise au moins partielle. Cela vous facilitera grandement la tâche d’apprentissage sur place et vous permettra de vous fondre dans la faune locale, plutôt qu’internationale!

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