Noël Moisan en compagnie de la mascotte à qui il a littéralement donné vie.
Noël Moisan s’éteint à l’âge de 90 ans
Si Loretteville est en deuil à la suite du départ de Noël Moisan le 14 février dernier, le Carnaval de Québec l’est tout autant en apprenant le décès de celui qui a incarné pour la première fois l’incontournable Bonhomme.
Menant une carrière professionnelle diversifiée en administration et en enseignement, Noël Moisan a occupé tour à tour des emplois au sein du conseil d’administration du Patro Laval de Québec, de la fonction publique québécoise, de l’Institut de technologies de Québec et du Cégep Limoilou. Sa carrière professionnelle a pris fin à la suite de son implication pendant cinq ans à titre de directeur gérant des Habitations La Falaise et La Terrasse à Loretteville.
Toutefois, en marge de ces emplois davantage conventionnels, Noël Moisan a poursuivi une carrière artistique bien remplie en tant qu’animateur de radio et comédien. Ses collaborations l’ont amené à prendre part aux productions des théâtres La Fenière, La Bordée et Le Trident. À la radio, il a travaillé à CHRC, CKCV, CBV et CKVL.
Au début des années 40, ses talents de comédien lui ont permis de participer à de nombreuses productions pour l’ONF ainsi qu’au grand écran. Sa route a en effet croisé celle du réalisateur américain Henry Hathaway avec le film «13, rue Madeleine» ainsi que celle d’Alfred Hitchcock avec le tournage du film «I Confess». À la télévision, il a notamment interprété un rôle dans l’une des premières émissions réalisées à Québec... «Pierre qui roule».
Mais la rencontre la plus marquante de Noël Moisan a sans contredit été celle de Bonhomme l’année de la création du Carnaval de Québec. Ayant pour mission de donner vie à la joviale mascotte, il a relevé le défi avec brio pendant 14 ans, laissant entre autres legs la célèbre levée de patte du personnage.
Outre ces expériences marquantes, Noël Moisani a également agi à titre de conseiller municipal de la Ville de Loretteville de 1969 à 1973, de membre fondateur du club Kinsmen de Loretteville et de l’Association des Moisan et de marguillier à la paroisse Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette. Il est enfin l’un des fondateurs de l’Union des artistes.
En hommage à ce grand Lorettevillois, le conseiller municipal Raymond Dion a déposé un avis de proposition visant à rendre hommage à celui qui fut l’un des importants bâtisseurs de la vie culturelle et artistique de la région. Noël Moisan laisse dans le deuil son épouse Lucille Lajeunesse ainsi que ses cinq enfants.