Bilan libéral en santé: un échec sur toute la ligne
Le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, a commencé sa deuxième journée de campagne électorale devant l’hôpital Sainte-Justine afin de dresser le bilan catastrophique des libéraux en matière de santé.
«Jean Charest nous a dit le 8 mars 2003: «je propose un pacte à la population du Québec. Au bout de notre mandat, la population aura à évaluer si on a livré ou non les engagements qu’on a pris en santé. Jugez-moi sur ces résultats. Et si je n’y arrive pas, vous saurez quoi faire!». Eh bien, quatre ans plus tard, la population du Québec sait maintenant quoi faire. L’heure est venue aujourd’hui de constater que les libéraux n’ont aucunement respecté leurs engagements en santé et que cela constitue la principale raison pour ne plus refaire confiance aux libéraux», a lancé Mario Dumont, aux côtés de son candidat dans Outremont, le médecin spécialiste Pierre Harvey.
M. Dumont a rappelé que des milliers d’enfants attendent présentement bien au-delà des délais médicalement acceptables. «Uniquement ici, à Montréal, plus de 4671 enfants sont sur des listes d’attente, dont 2145 sont en attente hors-délais. Comment les libéraux peuvent-ils se féliciter de cet échec lamentable? Des enfants attendent jusqu’à deux, voire trois ans, pour des services de réadaptation par exemple», a lancé le chef adéquiste.
Globalement au Québec, un dernier relevé dénombre 101 000 personnes en attente de soins, dont 30 600 hors-délais. Comme quoi les résultats à partir desquels le gouvernement libéral voulaient être jugés sont loin du compte.
Mario Dumont somme Jean Charest de révéler à la population le véritable bilan de son gouvernement en santé. «Plus d’argent ne signifie pas plus de résultats, fait constater le chef de l’ADQ. Et manipuler les statistiques en matière de délais d’attente et en matière d’engorgement des urgences ne trompe personne, et ne réussit pas à sauver l’image du gouvernement libéral. La population voit clair dans ce jeu indécent».
Garantie de soins
L’ADQ s’engage à garantir des soins dans des délais médicalement acceptables. Lorsque la période d’attente dépasse ce délai médicalement acceptable, le patient pourra se faire traiter, aux frais de l’État, dans l’établissement de son choix, qu’il s’agisse d’un établissement public, privé ou d’une coopérative de santé.
Pour augmenter l’offre de soins, l’ADQ entend planifier et encadrer la transition d’un monopole d’État en santé vers un véritable système de santé mixte. Afin d’assurer le maintien du régime public et universel, les médecins ne seront autorisés à exercer leur profession dans le secteur privé qu’après une prestation établie dans le régime public.
«Alors que les libéraux et les péquistes soignent leurs statistiques au détriment des patients qui attendent, l’ADQ réitère son intention de prioriser les patients plutôt que la survie d’un système à bout de ressources», réaffirme le chef adéquiste.
* (Source: Action démocratique du Québec)