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Défis d'agglomération à relever

François Cattapan par François Cattapan
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Article mis en ligne le 23 février 2007 à 9:15
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Défis d'agglomération à relever
Au moment d'écrire ces lignes, il planait une forte probabilité que des élections provinciales soient déclenchées. Au moment de les lire, il est pratiquement certain que la campagne battra son plein. Et, tant mieux, car ce sera l'occasion pour la région de la Capitale de relever plusieurs défis utiles à son développement et sa gestion.
Va pour les grands thèmes de la santé, l'éducation et l'environnement. Chacun est pour la vertu, son prochain et demain. Toutefois, il perdure certains irritants plus terre à terre localement. Un travail d'amélioration continue s'impose. Particulièrement pour refermer le panier de crabes qu'est devenu le Conseil d'agglomération, à la suite des défusions orchestrées presque au lendemain de la noce de raison décrétée entre Québec et sa banlieue.

Depuis peu, cette structure supra municipale fait l'objet d'un boycottage en règle de la part des administrations de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin. Par ailleurs, la mairesse de Québec a mandaté un expert pour mesurer les coûts engendrés par la gestion d'agglomération en rapport aux décisions prises à cette instance. La facture risque d'être salée pour de piètres résultats, sinon «la négociation de l'épaisseur des nids-de-poule et l'endroit où planter des arbres» comme le dénonçait récemment Andrée Boucher.

Il faut admettre que les maires Loranger et Corriveau n'ont pas tort de déplorer le fonctionnement plutôt unilatéral du Conseil d'agglomération, au sein duquel Québec impose ses vues par sa représentativité majoritaire. Néanmoins, ils savaient ce qu'ils faisaient au moment d'inviter leurs concitoyens à ressusciter leur ville, à l'automne 2005. De fait, le fonctionnement des futures instances métropolitaines était explicite dans le projet de loi provincial bricolé afin de répondre à une promesse électoraliste antérieure.

Le dilemme des dirigeants de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin est qu'en sortant seuls de la ville-centre, ils s'isolaient doublement sur le plan régional. Or, ni Sainte-Foy, ni Cap-Rouge, ni Beauport, ni même Sillery ont voté pour la partition. Les électeurs de ces secteurs ont jugé que tant qu'à payer, il valait mieux avoir pleinement droit au chapitre décisionnel aussi bien pour les services de proximité que les éléments collectifs. La réalité est donc à l'effet que Québec domine à 94 % le Conseil d'agglomération par son poids démographique. Il est un peu tard après coup pour exiger la révision des règles du jeu, en dépit de tout l'appui dont a fait preuve durant le processus France Hamel, députée de La Peltrie et quasi «ministre des Défusions».

Trêve de mesquineries, nos élus locaux se font assez autosuffisants et prolifiques en la matière. L'élection qui s'amorce se veut une belle occasion de continuer à bâtir un Québec fonctionnel dans ses instances municipales. La situation gagnera à être peaufinée à la grandeur de la province, puisque les conseils d'agglomération s'avèrent tout aussi déséquilibrés et inefficaces à Longueuil et à Montréal. Des centres urbains davantage au diapason pourront certes mieux orchestrer un développement souhaitable pour leur communauté...

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