«Un budget pour les élections futures et non les générations futures» - Mario Dumont
Le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, considère que le budget libéral démontre une totale absence de vision pour l’avenir du Québec. Les sujets d’avenir comme la dette, la qualité de l’environnement et la famille ont été relégués au second plan afin de faire un budget pour cinq semaines.
«La plus grande partie des mesures qui se retrouvent dans le budget aujourd’hui, soutient M. Dumont, sont la répétition des annonces déjà faites depuis 2003. Ils ont utilisé le personnel du ministère des Finances afin de polir le bilan du gouvernement et de recycler les annonces des années précédentes. Mais en réalité, il s’agit encore d’une fuite en avant.»
Impasse budgétaire
L’ADQ s’inquiète de l’impasse budgétaire dans laquelle le gouvernement libéral est en train de mettre l’état québécois. Déjà on annonce une réduction de la croissance des dépenses budgétaires de près de 1,5% en 2008-2009 laissant entrevoir des mauvaises surprises pour les lendemains d’élection. C’est sans compter que l’on devra résorber après l’élection une impasse budgétaire de 1 G$ pelletée par en avant, tel que révélé dans les documents ministériels. Le gouvernement a bien l’intention de faire payer cher les belles annonces de l’année électorale.
Dette
La dette publique du Québec continue d’augmenter. Son accroissement s’accélère alors qu’elle bondit de 4,1 G$ pour dépasser le cap des 122 G$. «La dernière fois que la dette a fait un saut de plus de 4 G$, c’était en 2002-2003, l’année où Bernard Landry nous a envoyés en campagne électorale. Le Parti libéral continue dans la voie de l’illusion du déficit zéro alors que depuis leur arrivée au pouvoir la dette a augmenté de 11 G$», déplore le président de l’ADQ, Gilles Taillon.
D’ailleurs, elle a augmenté de 24 G$ depuis l’adoption de la Loi sur l’équilibre budgétaire, donnant raison au Vérificateur général, qui nous rappelle année après année le déséquilibre des finances publiques dû aux méthodes comptables discutables du gouvernement. «En incluant l’endettement des établissements de santé et d’éducation, c’est 5,2 G$ qui s’ajoutent à la dette. C’est un fardeau encore plus lourd à porter pour les générations futures», a ajouté M. Taillon.
Génération futures
En parlant des générations futures, l’ADQ croit qu’elles sont particulièrement oubliées dans l’absence de mesures touchant directement notre avenir comme l’environnement et la famille. «Il n’y a pas un sou neuf en environnement. Sur les nouvelles dépenses des deux prochaines années c’est moins d’un dixième d’un pour cent qui sera réinvesti pour l’environnement», a déclaré Marc Picard, député des Chutes-de-la-Chaudières.
Déséquilibre familial
Le chef de l’ADQ s’est aussi montré déçu du peu d’intérêt du gouvernement libéral envers les familles du Québec. Alors que la priorité familiale sera au cœur des débats de la prochaine campagne électorale, il est très décevant de voir des familles être laissées de côté dans le budget. «Le gouvernement continue son abandon de la moitié des familles québécoises, celles qui n’utilisent pas les services de garde subventionnés. Il n’y a rien pour permettre aux familles de se sortir la tête de l’eau.»
«Accroissement de l’endettement, absence de priorité à l’environnement et à la famille, pelletage par en avant, tout indique que ce budget a été pensé à court terme, avec en tête l’élection future et non les générations futures», de conclure Mario Dumont.
* (Source: Cabinet du chef de l’ADQ)