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Trois mois d’immersion au Mali

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Article mis en ligne le 17 février 2007 à 16:09
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Trois mois d’immersion au Mali
Sébastien Noël s’est fait plaisir en ramenant un boubou et un chapeau peul tous deux confectionnés à la main au Mali. (Photo Jancimon Reid)
Trois mois d’immersion au Mali
Six mois après avoir vécu une expérience de parrainage avec l’organisme Jeunesse Canada Monde qui l’a entre autres amené à vivre une immersion de trois mois au Mali, le Lorettevillois Sébastien Noël a accepté de nous faire part de son aventure en territoire bambara.
De juin à août, les neuf participants au programme d’échange supervisé par l’organisme Jeunesse Canada Monde ont d’abord eu à vivre l’expérience du travail sur une ferme québécoise en compagnie d’un pair d’origine malienne.

«J’ai passé trois mois à Nicolet dans une ferme familiale qui possède une bonne centaine de bêtes. Avant de faire ça, je ne connaissais pas grand chose à une ferme. J’ai appris que le neuf à cinq n’existe pas sur une ferme au Québec. Je n’ai pas toujours eu du plaisir à travailler là!»

En septembre, l’équipée a mis le cap sur l’Afrique de l’Ouest, plus précisément dans le village de Nossombougou au Mali. «Les deux premières semaines, j’ai eu de la difficulté à survivre à la chaleur humide de 37 degrés», avoue-t-il. Heureusement, les choses se sont arrangées par la suite.

«Quand on est arrivés, il restait quelques jours à la saison des pluies. Un jour qu’il faisait soleil, un nuage est arrivé et la pluie s’est mise à tomber. Là-bas, ça tombe vraiment raide et pas longtemps. J’avais jamais vu ça de ma vie!»

«Les gens sont accueillants partout, a-t-il noté. On se fait souvent proposer des choses comme de participer à des fêtes ou de prendre part à des repas. Le problème, c’est qu’on se sent mal de ne pas accepter parce qu’on n’a pas toujours le temps de le faire. Mais chez eux, le temps n’existe pas vraiment et les gens ne sont pas stressés du tout.»

Pendant trois mois, Sébastien Noël est resté basé à Nossombougou, petit village de 3900 âmes entouré de champs où sont notamment cultivés le mil, le maïs, les pastèques et les haricots. Au mois d’octobre, lui et les autres participants ont participé activement aux récoltes en compagnie des villageois.

Outre quelques brèves excursions de groupe dans la région, les participants ont eu l’occasion d’aller assister à un match de soccer dans la capitale, Bamako. «Nous avons parcouru 55 kilomètres en une heure et demie environ. Une bonne partie du voyage, on s’est retrouvés 22 personnes dans le minibus chargé de bagages et de chèvres sur le toit Avant ça, j’aurais jamais pensé qu’autant de personnes pouvaient entrer dans un véhicule de la grosseur d’un Westphalia!»

Sur leur route, les voyageurs ont eu l’occasion à quelques reprises d’observer le fabuleux spectacle du déplacement des Peuls, un peuple nomade de l’Afrique occidentale qui voyage avec des troupeaux de 400 ou 500 vaches.
Retour difficile
«Au retour, j’ai eu un bon choc juste d’aller faire un tour à l’épicerie et de voir toute la variété de ce qu’on trouve. Le froid, le temps des fêtes et les publicités de Noël aussi... Le choc culturel a été plus dur en revenant qu’en y allant parce qu’il faut en plus retrouver les habitudes de vie qu’on a laissées derrière.»
Bien que le périple n’ait pas permis à Sébastien de voir tout ce qu’il aurait souhaité du Mali, le jeune voyageur a réellement apprécié son expérience. «J’ai beaucoup aimé le côté culturel, le fait de créer des liens avec la communauté. Je considère que j’ai eu une bonne vision de cet aspect du Mali.» Évidemment, Sébastien a maintenant la piqûre pour l’Afrique et compte prochainement y retourner, mais en tant que voyageur uniquement.

Pour réussir à récolter les dollars nécessaires à son périple, Sébastien Noël a pu compter sur la participation financière de la pharmacie Jean-Coutu et du dentiste Dussault de Loretteville, sur la députée Sarah Perreault ainsi que sur la générosité des employés de la Haute-Saint-Charles.

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