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Antidépresseurs liés à des fractures chez les aînés

Selon une nouvelle étude pancanadienne

Article mis en ligne le 29 janvier 2007 à 17:35
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Antidépresseurs liés à des fractures chez les aînés
Selon une nouvelle étude pancanadienne
Des chercheurs de l’Université McGill de Montréal ont réalisé une étude publiée dans l’édition du 22 janvier du journal Archives of Internal Medicine, dans laquelle ils ont découvert que les antidépresseurs doublent le risque de fractures osseuses chez les personnes âgées.
Cette étude d’une durée de cinq ans a suivi plus de 5 000 canadiens âgés de 50 ans et plus qui consommaient journellement des SSRI (le nouveau type d’antidépresseurs dont fait partie le Prozac, le Paxil et le Zoloft). L’étude révèle que ces antidépresseurs étaient liés à une perte de quatre pourcent de la densité minérale des os de la hanche et de 2,4 % pour ce qui est du bas de la colonne vertébrale. Les antidépresseurs qui sont aussi liés à de la basse pression et à des vertiges augmentent les risques de faire des chutes ce qui accroît encore plus les risques de fractures.

Cette récente étude en rajoute à la liste déjà très longue des dangers des antidépresseurs pour les personnes de tout âge. La FDA (équivalent américain de Santé Canada) a maintenant reconnu que les antidépresseurs accroissent le risque de suicide chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Lors des audiences du Comité pharmacologique de la FDA tenues le 13 décembre 2006, il fut voté d’étendre les mises en garde de suicide relatives aux antidépresseurs: limitées antérieurement aux enfants et aux jeunes de 18 ans et moins, elles s’étendent maintenant aux jeunes adultes de moins de 25 ans.

Le Dr. David Healy, le directeur du département de médecine psychologique de l’Université Cardiff, a publié en septembre dernier une étude dans le journal Public Library of Science Medicine qui révélait que les antidépresseurs augmentent le risque de violence chez les enfants et les adultes. L’étude portait principalement sur le Paxil, bien que'il estime que les autres médicaments de la même catégorie, comme le Prozac, le Xelexa et le Zoloft, constituent probablement le même risque de violence. «Nous avons de bonnes preuves que les médicaments peuvent rendre les gens violents et ceci pourrait expliquer qu’il y a davantage de cas de crises de violence», a dit le Dr Healy.

Au cours de la dernière année, un nombre sans précédent de poursuites légales ont été portées contre des compagnies pharmaceutiques, des psychiatres et des médecins pour avoir caché ou omis de révéler aux patients les effets secondaires dangereux et nuisibles des médicaments psychiatriques. Selon Denis Côté, de la Commission des citoyens pour les droits de l’homme de Québec (CCDH), un organisme sans but lucratif qui fait enquête et rend public les violations des droits humains commis par l’industrie de la psychiatrie, «ces poursuites qui se chiffrent déjà dans les milliards de dollars ne peuvent faire autrement que se multiplier au cours des prochaines années. Les théories de la psychiatrie comme le 'déséquilibre chimique' et le 'cerveau dysfonctionnel' ne reposent sur aucune science et n’ont en réalité comme but que d’inventer de nouvelles maladies mentales pour lesquelles des drogues nuisibles habilement maquillées en «médicaments» pourront être prescrites.

* (Source: Commission des citoyens pour les droits de l’homme - CCDH).

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