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Il reste du travail à faire en matière de technologies de l’information

Sondage NetPME

Article mis en ligne le 10 février 2007 à 16:05
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Il reste du travail à faire en matière de technologies de l’information
Sondage NetPME
Les PME québécoises sont désormais nombreuses à avoir recours aux technologies de l’information (TI) pour améliorer leur performance. Voilà le principal constat qui se dégage de NetPME, une enquête initiée par le CEFRIO en collaboration avec la firme SOM et portant sur la pénétration des TI par cette catégorie d’entreprises.
Cet important sondage, mené auprès de 1 800 petites et moyennes entreprises du Québec comptant entre 5 et 499 employés, fait plus spécifiquement le point sur leur niveau d’adoption des TI, l’usage qu’elles en font et les objectifs qu’elles poursuivent. On y aborde de multiples dimensions liées à l’informatisation des processus d’affaires ou de production d’une entreprise: de l’utilisation des ordinateurs au branchement Internet en passant par l’intégration des systèmes de gestion des commandes.

«L’utilisation que les grandes entreprises canadiennes font des TI est assez bien documentée. Toutefois, les données spécifiques aux PME québécoises étaient insuffisantes pour dresser un portrait juste de la situation, soutient Eric Lacroix, directeur Enquêtes et Veille stratégique au CEFRIO. C’est pourquoi nous avons mis de l’avant cette enquête récurrente qui les sondera désormais trois fois par année sur leur utilisation des TI.»

NetPME se veut donc une source importante d’informations pour le milieu des affaires et particulièrement pour les dirigeants de PME qui souhaitent innover en adoptant les meilleures pratiques en matière de nouvelles technologies.
Affaires électroniques: lentement mais sûrement
Parmi les faits saillants, NetPME révèle que les PME québécoises ont majoritairement adopté Internet. Non seulement 84 % d’entres elles y sont actuellement branchées mais 73 % ont aussi accès à la haute vitesse, une condition essentielle à l’adoption des technologies plus avancées. L’enquête nous apprend également que plus une entreprise compte d’employés, plus il est probable qu’elle dispose d’un accès Internet, et ce, à haute vitesse. Certains secteurs industriels sont également plus avancés que d’autres. C’est notamment le cas du secteur de la fabrication qui occupe une position enviable tant en matière de connexion que de vitesse d’accès.
«En 2006, on a franchi une étape importante, déclare Eric Lacroix. Pour la première fois, la proportion de PME québécoises disposant d’un site Web dépasse le seuil des 50 %.» En effet, l’enquête a mesuré que plus de la majorité des entreprises québécoises (53 %) possèdent un site Internet. Principalement, ces sites proposent de l’information générale sur l’entreprise (95 %) et de l’information sur ses produits et services (95 %). Les fonctions plus complexes de commerce électronique demeurent moins courantes. Alors que 32 % des PME québécoises disposent d’un catalogue en ligne, 28 % offrent la possibilité de commander, 13 % permettent un paiement sur leur site et 28 % ont une section réservée au service après-vente. Enfin, notons que le quart (25 %) des PME détiennent un intranet et 18 % utilisent un extranet.

Par ailleurs, une majorité de PME (77 %) échangent de l’information avec leurs partenaires, 64 % font de la veille concurrentielle et du repérage d’opportunités d’affaires (43 %) alors que 39 % effectuent des achats en ligne. Les solutions informatisées de gestion financière représentent l’application d’informatisation des processus la plus répandue dans les PME québécoises avec un taux d’adoption de 86 %. Suivent ensuite les logiciels de gestion de l’inventaire (51 %) et les systèmes de gestion de la production (46 %).

L’enquête NetPME révèle aussi que la sécurité Internet préoccupe la plupart des PME québécoises: 81 % déclarent avoir mis en place un pare-feu, et 98 % un antivirus. Par ailleurs, 85 % d’entre elles possèdent une politique formelle de récupération des données en cas de panne informatique.
Gouvernement en ligne
Selon les dirigeants interrogés, les outils les plus utiles aux PME québécoises sur les sites des ministères et organismes du gouvernement du Québec seraient les fonctionnalités de recherches d’informations relatives au gouvernement (86 %) et la possibilité de demander des documents (84 %). Viennent ensuite la transmission d’un rapport contenant des données confidentielles (67 %) et le paiement en ligne (67 %).
De manière générale, Internet constitue le mode de communication favori des PME québécoises pour échanger avec le gouvernement du Québec. Ainsi, elles s’en servent pour faire des recherches d’informations (92 %), acheter un produit (68 %), recevoir de l’information (65 %), déposer une offre de service (46 %) et demander un permis (38 %). Par contre, lorsqu’il est question de transmettre une déclaration, elles optent autant pour la poste (48 %) qu’Internet (44 %). Dans le cas où une PME québécoise doit communiquer avec une autorité, le téléphone (72 %) prédomine toujours.

NetPME révèle aussi que 47 % des PME se disent prêtes à débourser une somme raisonnable pour obtenir un service à valeur ajoutée que pourrait offrir le gouvernement du Québec. Par exemple, 26 % d’entre elles débourseraient pour un guichet unique transactionnel leur permettant d’effectuer l’ensemble des démarches, 37 % pour le traitement accéléré de certains types de demandes et 39 % pour un accès au dossier de l’entreprise résumant toutes ses relations avec l’ensemble des ministères et organismes.

Bien que les résultats de NetPME 2006 soient plutôt encourageants quant à l’utilisation des TI par les PME québécoises, il importe de garder à l’esprit que de nombreux aspects de l’informatisation des entreprises, particulièrement de celles du secteur manufacturier, n’ont pas été évalués. À titre d’exemple, qu’en est-il de l’amélioration de la productivité relative à l’utilisation des TI? Les investissements en TI sont-ils suffisants? Les instances gouvernementales et le milieu des affaires considèrent-ils l’informatisation des PME comme une priorité? D'autres études récentes ont notamment souligné le retard du Québec et du Canada en matière de productivité et d'investissements technologiques.

Les prochaines versions de NetPME apporteront certainement un nouvel éclairage sur ces questionnements. Pour plus d’informations, téléchargez les faits saillants de l’enquête NetPME: www.cefrio.qc.ca
À propos de NetPME et CEFRIO
La réalisation de cette enquête a été rendue possible grâce au soutien financier de Services Québec, de la Fédération des caisses Desjardins, de Développement économique Canada, du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.
Le CEFRIO est un centre de liaison et de transfert qui regroupe près de 160 membres universitaires, industriels et gouvernementaux ainsi que 57 chercheurs associés et invités. Sa mission: aider les organisations à être plus productives et à contribuer au bien-être des citoyens en utilisant les technologies de l'information comme levier de transformation et d'innovation. En partenariat, le CEFRIO réalise partout au Québec des projets de recherche, d’expérimentation et de veille stratégique sur l’appropriation des TI. Ces projets touchent l'ensemble des secteurs de l'économie québécoise tant privé que public. Les activités du CEFRIO sont financées en majeure partie par ses membres et par le gouvernement du Québec, son principal partenaire financier.

* (Source: CEFRIO)

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