Des résultats qui transpirent l'optimisme
Sondage Léger Marketing publié dans le cahier Vision 2007
Pour Bernard Beaudreau, professeur au Département d’économique de l’Université Laval, les résultats du sondage Léger Marketing publiés dans le cahier Vision 2007 reflètent bien le vent d’optimisme soufflant actuellement sur la capitale. «Les bonnes performances économiques de Québec au cours de la dernière année, les perspectives encourageantes à l’approche du 400e mais aussi les exploits de nos équipes sportives ont ramené un sentiment de fierté à Québec», soutient-il.
Comme bien des spécialistes, Bernard Beaudreau constate que Québec, longtemps perçue comme une ville de fonctionnaires, s’est refait une personnalité à la faveur notamment des nombreuses entreprises de haute technologie qui s’y sont installées. «Il y a de plus en plus de créateurs d’emplois à Québec et c’est probablement ce qui explique que les gens d’affaires sont de plus en plus reconnus de la population», mentionne-t-il, commentant ainsi la première place de ces derniers dans la liste des moteurs de relance économique avec 49% des appuis.
Le professeur d’économie n’est pas non plus surpris de voir la création d’emplois figurer au premier rang des priorités pour le développement économique de la région en 2007. «On a beaucoup entendu parler des bons résultats de Québec en matière d’emploi au cours de la dernière année et c’est normal que les gens aient cette préoccupation en tête», soutient-il.
Et l’importance apportée à la réalisation du projet Rabaska qui a retenu l’attention de 14% des personnes interrogées ne suscite pas plus d’étonnement. «En dehors de ceux qui sont frappés par le syndrome du pas dans ma cour, les gens comprennent de plus en plus l’importance de nos besoins énergétiques et d’un projet comme celui-là», affirme-t-il.
Changement de mentalité
Bernard Beaudreau observe lui aussi un changement dans la mentalité des Québécois face à l’argent. Il estime que nos vieilles valeurs classiques judéo-chrétiennes sont en train de se modifier principalement sous la forte influence de nos voisins du sud.
«Au États-Unis, c’est très bien vu quand tu as du succès et que tu fais de l’argent. On a qu’à penser à Bill Gates qui est un véritable héros. Cette tendance est en train de gagner lentement le Québec aidée notamment par les médias.»
Ce dernier rappelle qu’il y a 30 ans, la Faculté d’administration de l’Université Laval ne formait que des comptables. «Aujourd’hui, nos étudiants sont de plus en plus des jeunes qui veulent brasser des affaires», mentionne-t-il.