Jacques Teasdale déplore la décision du conseil municipal de priver de service d’entretien les citoyens de 264 rues dans la ville de Québec. (Photo Archives L’ACTUEL)
Indignation à Lac-Saint-Charles
Près d’une centaine de citoyens ayant pignon sur une rue privée à Lac-Saint-Charles ont répondu à l’invitation du conseiller Jacques Teasdale pour discuter de la nouvelle politique de la Ville de Québec visant à abolir les services d’entretien dans les rues non municipalisées du territoire.
Près de 80 % des résidents des rues privées de Lac-Saint-Charles ont assisté à la rencontre du 6 janvier dernier qui avait lieu au centre Paul-Émile-Beaulieu. Celle-ci a été initiée par le conseiller du district, Jacques Teasdale, qui n’a pas digéré la nouvelle politique adoptée par la Ville en ce qui concerne la cessation de l’entretien des rues privées.
La rencontre avait pour but de faire le point sur la nouvelle politique qui entrera en vigueur le 1er juin 2007 tout en incitant les citoyens à faire pression sur l’administration en place.
D’entrée de jeu, les personnes présentes ont clairement fait comprendre qu’ils n’acceptaient pas ces nouvelles dispositions étant donné que l’ancienne ville de Lac-Saint-Charles veillait traditionnellement à l’entretien de ces rues depuis une dizaine d’années, et ce, directement aux frais des citoyens visés par le service.
Compte tenu du dernier budget voté à l’Hôtel de ville, le district Lac-Saint-Charles verra ses comptes de taxes grimper de 7,1 %. Les citoyens touchés par ce changement réclament ainsi un réajustement de leur compte de taxes, ce qui leur permettrait d’investir ce retour d’argent dans l’embauche d’un déneigeur privé et ainsi de mieux digérer la décision de l’administration municipale.
Au terme des échanges, les participants à la rencontre ont convenu de mettre sur pied un comité de citoyens avec comme espoir ultime d’obtenir justice dans ce dossier. Certains se sont même dit prêts à verser leur paiement de taxes dans un compte en fiducie jusqu’à ce que la ville accepte leurs revendications.
D’autres davantage vexés ont clairement fait savoir qu’ils préféraient ne pas payer leur compte de taxes et prendre les moyens par la suite pour acheminer une facture à la mairesse Andrée Boucher pour tous les services non rendus et payés dans le passé.
Sécurité compromise
Outre le sentiment d’avoir perdu un important service sans bénéficier de réduction de taxes, les citoyens s’inquiètent également des répercussions que cette nouvelle disposition pourrait avoir pour leur sécurité. En effet, il semble que certains contremaîtres des travaux publics aient déjà refusé de se déplacer dans les secteurs touchés lorsque survient une urgence. Sur l’ensemble du territoire de Québec, 264 rues seront touchées par la décision de la Ville.