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Les libéraux ont raté l'occasion de tenir parole selon l'ADQ

Bilan du gouvernement en santé

Article mis en ligne le 14 décembre 2006 à 15:20
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Les libéraux ont raté l'occasion de tenir parole selon l'ADQ
Bilan du gouvernement en santé
Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a profité de la fin de la présente session parlementaire pour présenter à la presse le mauvais bilan du gouvernement Charest et particulièrement en matière de santé où les résultats sont désastreux sur tous les aspects.
Le chef de l’ADQ a rappelé qu’en mars 2003, Jean Charest, s’engageait à remettre sur pied le système de santé et il demandait aux Québécois de le juger sur ses résultats. «Au cours de cette session, le verdict sur l’engagement solennel du chef libéral en santé est tombé: Jean Charest n’a pas tenu parole. Malgré plus de 4,2 G$ d’argent neuf notre système de santé est toujours incapable de répondre adéquatement aux besoins des Québécois. Conscient de cet échec retentissant, Jean Charest refuse maintenant de répéter ses engagements en santé, tout comme il refuse de répéter qu’il veut être jugé sur son bilan en santé. C’est, à mon point de vue, un silence honteux», a martelé M. Dumont.

Malgré le maquillage des calculs, les Québécois sont toujours condamnés à désespérer sur des listes d’attente pour être opérés. Les urgences débordent comme avant et les Québécois continuent de se faire soigner dans les corridors. Une majorité de Québécois n’ont toujours pas de médecin de famille. Les cas de maltraitance à l’égard de nos aînés en centre d’hébergement continuent de s’accumuler. Le Québec est toujours bon dernier au Canada dans le domaine des soins à domicile. Sans compter le drame de tous ces citoyens qui sont morts dans nos hôpitaux à cause du C. difficile et de la difficulté du système à maintenir nos installations salubres.

Pendant ce temps, le ministre de la Santé s’occupait à mousser son image personnelle à travers une coûteuse campagne publicitaire tout en s’enlisant dans un conflit avec les médecins spécialistes, dû à une loi spéciale inutile et mal avisée.

Le chef autonomiste a aussi rappelé que le gouvernement a, encore une fois, refusé de tenir une commission d’enquête sur la situation des aînés en centre d’hébergement de longue durée après que de nouveaux événements embarrassants ont ressurgi dans l’actualité.
Rentrée parlementaire d’André Boisclair
M. Dumont a profité de son bilan pour faire le constat de l’incapacité du chef de l’Opposition officielle à forcer le gouvernement à rendre des comptes en Chambre. Cette inefficacité est d’autant plus inacceptable quand on constate la part importante que le chef de l’Opposition se réserve à chaque période de questions. Tout cela s’ajoute à une incapacité d’incarner une alternative de gouvernement basée sur des idées claires.
Mis à part un recul majeur sur son engagement de transparence dans le processus référendaire, tel que son programme le stipule, la contribution d’André Boisclair au débat est mince. En fait, il faut comprendre qu’en l’absence d’idées nouvelles, la véritable intention d’André Boisclair, c’est de faire un retour en arrière aux méthodes connues du PQ. C’est de gouverner comme au temps de la Gaspésia ou du Métro de Laval. À cet égard, le récent scandale de la SONACC nous a rappelé combien le retour des péquistes au gouvernement pourrait avoir un coût exorbitant pour les contribuables québécois.
Échec libéral: moderniser l’État
Le chef de l’ADQ a également noté l’incapacité chronique des libéraux à offrir une prestation de services décente dans les missions gouvernementales de base. Pour Mario Dumont, l’échec en santé, l’état lamentable de nos infrastructures, la hausse des taxes scolaires et l’incapacité de doter nos écoles d’un bulletin simple et clair, sont autant d’exemples de la faillite du gouvernement Charest à remplir adéquatement son rôle dans les missions de base de l’État.
Le chef de l’ADQ a également souligné «la pauvreté du menu législatif de cette session de la dernière chance pour les libéraux, notant au passage que rarement a-t-on vu un baîllon être imposé pour de tels projets de loi».

Mario Dumont croit que «les citoyens du Québec se rappelleront surtout que les libéraux ont eu peur de proposer des changements jusqu’à la fin, préférant ménager les lobbys, les groupes d’intérêts particuliers au détriment de la population qui attend, elle, des changements de leurs élus.»

M. Dumont a rappelé que son parti a été la véritable opposition du gouvernement tout au long de la présente session «en défendant avec conviction la classe moyenne, les familles, les aînés, les patients et les enfants notamment. Les gens savent qu’une seule formation politique a pris partie pour la défense de leurs intérêts légitimes en martelant le gouvernement à chaque occasion pour qu’il rende compte de son administration et c’est l’ADQ», de conclure le chef de l'ADQ.

* (Source: Cabinet du chef de l’ADQ)

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