L’ADQ reconnaît les droits des adoptés
La critique adéquiste en matière de Familles, Sylvie Roy, se réjouit de voir les adéquistes, qui étaient réunis à Trois-Rivières dans le cadre du congrès général du parti en fin de semaine, reconnaître le bien-fondé de la reconnaissance des droits des adoptés.
«Nous sommes le seul parti politique à s’être engagé dans cette voie. L’ADQ a démontré dans le passé qu’il était un parti novateur et proche des besoins de la population. Notre proposition novatrice sur l’adoption pourra être incluse dans le programme adéquiste en vue des prochaines élections», a ajouté la députée de Lotbinière.
«Les adéquistes se sont engagés à faciliter l’adoption internationale ainsi que de permettre à une personne adoptée de connaître la nature de sa filiation, faciliter l’accès à sa fiche sur ses antécédents sociobiologiques et connaître le nom de ses parents, tout en permettant à ces derniers d’inscrire un veto de contact. Nous sommes allés plus loin en nous engageant à permettre à une personne adoptée ou son tuteur légal de conserver des liens avec des personnes significatives lorsque c’est dans l’intérêt de l’enfant. Je suis très heureuse de voir que ces propositions ont trouvées écho et une place de choix dans mon parti», a conclu la députée de Lotbinière.
Voici, in extenso, une partie du discours que Mme Roy a rendu, samedi le 18 novembre 2006, à l’occasion de la présentation des propositions sur la famille en ouverture du congrès.
«Je veux vous entretenir du sujet de l’adoption, a-t-elle indiqué: il faut corriger une erreur que nous commettons à l'égard des personnes adoptées au Québec. Dans les années 1950, on procédait à des adoptions en secret. Encore un exemple de changement profond dans la réalité des familles québécoises qui n'a pas été suivi par une adaptation de nos institutions.»
Selon Mme Roy, «les personnes adoptées aujourd'hui sont encore traitées comme des mineurs, comme des enfants! Savez-vous que c'est encore un tiers qui peut décider de vous annoncer votre filiation adoptive ou encore garder le secret sur le fait que vous êtes adopté? Vous pouvez à chaque visite chez le médecin nommer vos antécédents médicaux de votre famille adoptive sans pouvoir savoir que ce ne sont pas les bons.»
«Des conventions internationales ont sanctionné le droit à l'identité d'un enfant adopté, et l'ONU a rappelé à l'ordre le Canada à ce sujet: plusieurs provinces du Canada ont modifié leurs législations pour faciliter l'accès aux renseignements qui les concernent. À l'ADQ on dit clairement que l'immobilisme, ça dure depuis trop longtemps, et que ces quelque 200 000 personnes ont droit au respect au même titre que tous les Québécois et les Québécoises», termine-t-elle.
* (Source: Action démocratique du Québec)