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Croire en soi pour vaincre la maladie mentale

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Article mis en ligne le 19 novembre 2006 à 11:00
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Croire en soi pour vaincre la maladie mentale
Luc Vigneault, schizophrène rétabli, est devenu le directeur général de l'APUR il y a deux mois. Comme quoi, le retour à la vie normale est possible.
Croire en soi pour vaincre la maladie mentale
«La maladie mentale ce n'est pas quelque chose de permanent. La trame de fond dans la lutte contre la maladie mentale c'est le rétablissement. Il faut faire tout en notre pouvoir pour empêcher l'institutionnalisation car celle-ci est bien pire que les troubles mentaux eux-mêmes», confie d'entrée de jeu Luc Vigneault, directeur général de l'Association des personnes utilisatrices de services de santé mentale de la Région de Québec (APUR).
Lui-même diagnostiqué schizophrène il y a plusieurs années, M. Vigneault a dû passer par des étapes difficiles dans sa vie. «Certaines personnes qui m'ont vu il y a 15 ans ne donnaient pas cher de ma peau, explique-t-il. J'étais interné et je prenais 30 pilules par jour. Pas de son et pas d'images comme on dit. Ce qui m'a aidé c'est de côtoyer des gens qui ont cru en moi». Aujourd'hui père de famille et directeur de l'APUR, M. Vigneault est au sommet de sa forme.

«Vous savez, les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale sont rapidement catégorisées. On les considère comme dangereuses, peu fiables ou inaptes à travailler. Cependant, une fois que ces personnes sont rétablies, elles peuvent fonctionner comme n'importe qui. Il faut donc arrêter de les prendre en pitié et plutôt les aider à réapproprier leurs tâches quotidiennes», assure-t-il. C'est dans cette optique que l'APUR a présenté cet automne son premier colloque sur le pouvoir d'agir intitulé «Rêves de fous: Action!».
Colloque et mandat
Monté à 100 % par des personnes utilisatrices de services en santé mentale, le colloque avait entre autres buts de promouvoir l'emploi de pairs-aidants. «Le pair-aidant fait partie d'une équipe de service à domicile pour la personne atteinte de maladie mentale, indique M. Vigneault. Ce qui est unique, c'est que le pair-aidant a lui-même souffert de maladie mentale. Il est là pour prouver que le rétablissement est non seulement possible mais réalisable. Il cherche à créer un lien de confiance avec le client, ce qui est primordial dans la lutte contre la maladie mentale».
Installée rue Carillon à Québec, l'APUR (634-0248 ou www.apurquebec.org) a pour mandat de défendre les intérêts des personnes utilisatrices de services de santé mentale. Pour ce faire, elle siège dans plusieurs CLSC et hôpitaux de la région. «Nous sommes là pour indiquer les besoins des gens atteints de maladie mentale. C'est bien beau avoir plusieurs services disponibles, mais il faut s'assurer qu'ils sont pertinents auprès des personnes utilisatrices», indique M. Vigneault.

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