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Le PLC et le Bloc demandent que le Canada défende Kyoto à Nairobi

Article mis en ligne le 9 novembre 2006 à 12:55
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Le PLC et le Bloc demandent que le Canada défende Kyoto à Nairobi
Le chef du Parti libéral du Canada, Bill Graham, et le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, ont pressé aujourd'hui la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, de défendre à Nairobi l'établissement d'objectifs axés sur le respect du Protocole de Kyoto, une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre après 2012, ainsi que la mise en ouvre rapide de la seconde phase du Protocole de Kyoto.
«Depuis que le Protocole de Kyoto a été signé, le Canada a mené l'offensive mondiale contre le réchauffement planétaire, a déclaré M. Graham. Or, au cours des neuf derniers mois, le Premier ministre Stephen Harper s'est évertué à renier les engagements du Canada. La rencontre qui va avoir lieu au Kenya et à laquelle Mme Ambrose participera est l'occasion de rectifier le tir à propos de la position du Canada sur les changements climatiques.»

«Les Québécois demandent que le gouvernement en place se décide enfin à prendre de réelles mesures, a ajouté le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe. Les Québécois sont fermement déterminés à respecter les objectifs qui leur ont été fixés aux termes du Protocole de Kyoto, et nous comptons bien que le gouvernement fédéral contribue aux efforts du Québec en ce sens en versant les 328 M$ promis.»

Les deux chefs ont invité la ministre fédérale de l'Environnement à travailler à l'atteinte des quatre objectifs suivants lors de la conférence de Nairobi:

* Respecter les engagements du Canada dans le cadre de la première phase du Protocole de Kyoto, notamment adhérer aux objectifs à court terme fixés pour le Canada;

* Prôner la limitation à un an de la période d'examen du Protocole de Kyoto afin que ce processus ne ralentisse aucunement l'adoption de cibles de réduction rigoureuses pour la deuxième phase de Kyoto;

* Appuyer les moyens prévus par le Protocole pour aider les pays en développement, en rétablissant le financement destiné au Mécanisme pour un développement propre;

* Sur la base du consensus de la Conférence de Montréal, soutenir sans réserve des objectifs contraignants et plus exigeants pour la seconde phase du Protocole.

«Sur le plan des interventions à l'échelle internationale dans le cadre de la lutte contre le réchauffement planétaire, le bilan du gouvernement en place est désastreux, a déclaré M. Graham. N'assister que pendant une journée et demie à une conférence de deux semaines, en mai dernier, à Bonn, participer à d'autres réunions par téléphone ou ne pas se montrer du tout, tout cela démontre bien que le gouvernement n'a pas assumé ses responsabilités et que, ce faisant, il a écorné la réputation que le Canada s'était acquise en menant la lutte contre les changements climatiques sur la scène internationale. Cette conférence est, pour le gouvernement, l'occasion idéale de renverser la vapeur.»

«Si le Canada veut avoir de la crédibilité sur le front de l'environnement, ou sur toute question de dimension internationale, le gouvernement ne peut pas se défiler devant les obligations juridiques internationales du Canada lorsque cela l'arrange politiquement», a conclu M. Duceppe.

* (Source: Cabinets du chef de l'Opposition et du chef du Bloc Québécois)

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