L'objectif du ROCQLD consiste à mieux se concerter et s'outiller afin de mieux lutter contre le décrochage scolaire.
Faire équipe pour vaincre le décrochage
Réuni à Québec cet automne pour sa 1re rencontre nationale, le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD) a profité de l'occasion pour se définir trois grands objectifs à long terme.
Le décrochage scolaire est une problématique aux causes multiples, mais au résultat unique: un élève sur quatre de la 1re à la 5e secondaire décroche. Devant ce constat, certains organismes communautaires hors institutions de la région de Montréal ont décidé de se regrouper en 1995 afin de partager leurs expériences et de se faire davantage reconnaître par le gouvernement. Puis, avec la hausse des requêtes provenant de l'extérieur de la métropole, le regroupement s'est ouvert en 2003 au reste du Québec en devenant le ROCQLD.
Trois objectifs
La 1re rencontre annuelle du regroupement a non seulement attiré des organismes membres mais aussi d'autres désirant demeurer indépendants. «Le premier objectif développé lors de cette rencontre vise justement à faciliter le dialogue avec les organismes. À cet égard, avec la collaboration du Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ), le regroupement mettra bientôt en ligne un portail favorisant les échanges entre intervenants. Il s'agit de développer une communauté de pratique afin de coordonner nos efforts à la grandeur de la province», précise M. Lapointe.
Le deuxième objectif est de développer le financement des organismes membres. «En ville, la plupart des organismes membres œuvrent uniquement dans la lutte contre le décrochage scolaire, affirme M. Lapointe. Le financement provenant du ministère de l'Éducation du Loisir et du Sport est récurant. Par contre, en région, les organismes sont souvent multifonctionnels et ne consacrent qu'un certain volet au décrochage. Le ROCQLD a donc pour mission de faire reconnaître au gouvernement que ces organismes contribuent à la lutte contre le décrochage et devraient ainsi recevoir un certain financement de sa part».
Le troisième objectif vise également à aider les organismes établis à l'extérieur de Montréal. Ayant développé un bon partenariat avec les commissions scolaires et le système de la santé, la section de la métropole tentera de partager ses expériences dans le but de permettre aux autres organismes de développer leur réseau intersectoriel.
«Notre travail au sein d'un organisme luttant contre le décrochage consiste à responsabiliser les jeunes, les amener à devenir plus mature, confie M. Lapointe. Nous sommes une véritable courroie de transmission entre les parents, l'enfant décrocheur et l'institution scolaire. Heureusement, nous nous sommes tous enlignés sur les trois mêmes objectifs lors de la rencontre à Québec et il ne reste plus qu'à les atteindre».