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Difficile de tourner en région déplore Louis Bélanger

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Article mis en ligne le 3 novembre 2006 à 13:00
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Difficile de tourner en région déplore Louis Bélanger
Originaire de la région de Québec, le cinéaste Louis Bélanger trouve que le cinéma québécois sort difficilement de Montréal.
Difficile de tourner en région déplore Louis Bélanger
Originaire de Beauport, le réalisateur Louis Bélanger était présent à Québec la semaine dernière pour présenter son troisième long-métrage: Le génie du crime. Interrogé sur le sujet, il a tenu à signaler à quel point il était difficile pour un réalisateur de tourner son film en région.
«On filme toujours à Montréal et je suis tanné de ça, confie le cinéaste. On voit toujours les mêmes places et les mêmes rues». Tourner à l'extérieur de la métropole coûte cher. Cher en transport, mais aussi en main-d'œuvre puisque les producteurs doivent payer les repas et l'hébergement des artistes et des techniciens. «Je comprends que l'Union des artistes ait des règles comme ça et il faut les respecter, mais je trouve dommage que l'argent dépensé de cette manière n'aille pas à l'écran», déplore Louis Bélanger.

Le réalisateur de Post mortem et de Gaz bar blues a également expliqué comment cette situation influencera le tournage de son prochain projet. «Le producteur a passé sa calculette sur mon dernier script et il a conclu que toutes les scènes intérieures seraient filmées à Montréal. Malgré le fait que l'action se déroule dans l'axe Québec-Lévis-Rivière-du-Loup, seulement quelques plans extérieurs seront tournés dans ces régions», a-t-il révélé.

Pourquoi ne pas alors choisir des acteurs qui demeurent dans ces régions? «Ça ne peut pas être un prérequis. Je choisis toujours mes acteurs selon leur talent, pas selon leur proximité, justifie-t-il. J'ai d'ailleurs accepté de réaliser Le génie du crime sous la condition que je choisisse moi-même les acteurs et les membres de l'équipe technique».
Le génie du crime
Tourné en 11 jours avec un maigre budget d'environ 700 000 $, on comprend que le nouveau long-métrage de Louis Bélanger ait dû se contenter comme plateau d'un entrepôt de Montréal plutôt que d'une somptueuse suite du Château Frontenac. Quoi qu'il en soit, même si l'action impose une chambre d'hôtel comme décor, les petits malfrats du film semblent très à l'aise dans leur motel miteux d'une banlieue inconnue.
«Où il y a un manque de moyens financiers, il faut compenser avec l'investissement humain. Heureusement, j'avais des acteurs et des techniciens prêts à travailler fort et ça paraît à l'écran», termine Louis Bélanger. Le génie du crime, d'après l'œuvre du dramaturge torontois George F. Walker, est présenté en format numérique dans une trentaine de salles au Québec depuis sa sortie le vendredi 3 novembre dernier.

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