Le Bloc souhaite que le Québec soit au centre de projets porteurs
Forum «Québec, carrefour international»
Au lendemain du forum «Québec, carrefour international», dans le cadre duquel le Bloc Québécois s’est engagé à mettre de l’avant plusieurs projets mettant en valeur la ville de Québec, le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, a sommé Ottawa d’agir pour que Québec profite de plusieurs projets susceptibles de placer la ville de Québec au centre des projets de développement qui sont porteurs d’avenir et d’en faire un véritable carrefour international.
Le chef du Bloc Québécois a ainsi demandé au premier ministre, Stephen Harper, d’appuyer la proposition du Bloc Québécois visant la création d’un Secrétariat de l’UNESCO sur la diversité culturelle à Québec.
«Québec a besoin de l’appui inconditionnel d’Ottawa afin de doter Québec d’un Secrétariat de l’UNESCO à la diversité culturelle et de permettre ainsi à la région de profiter des retombées économiques importantes d’une telle infrastructure. C’est pourquoi le Bloc Québécois demande au premier ministre de se faire le promoteur de la candidature de la ville de Québec dans ce projet. Toutefois, avant d’en arriver là, il faut d’abord que 30 pays-membres s’entendent officiellement autour de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité culturelle. Or, 17 pays n’y ont pas encore adhéré. Le gouvernement fédéral doit donc faire preuve de leadership auprès des 17 pays en question pour les convaincre de ratifier la Convention le plus rapidement
possible», a lancé Gilles Duceppe.
«Une annonce positive pour Québec pour l’obtention du Secrétariat offrirait une vitrine exceptionnelle à Québec dans le cadre des célébrations de son 400e anniversaire en même temps qu’elle contribuerait à positionner favorablement le Québec tout entier sur la scène internationale», a ajouté pour sa part la porte-parole par interim du Bloc Québécois en matière d’Affaires étrangères et députée de Papineau, Vivian Barbot.
Québec à l’UNESCO, c’est pour quand?
Vivian Barbot a d’ailleurs profité de l’occasion pour sommer le gouvernement Harper de respecter enfin sa promesse faite au cours de la dernière campagne électorale de nommer un observateur québécois à l’UNESCO.
«Le premier ministre a d’abord promis un siège au Québec à l’UNESCO, avant de se raviser une fois élu et d’annoncer plutôt en grandes pompes "un rôle d’observateur au sein de la délégation canadienne". Or, un peu plus de six mois plus tard l’observateur du Québec n’a toujours pas été nommé et il n’y a même pas d’entente administrative signée entre les gouvernements du Québec et du Canada», déplore Vivian Barbot.
Québec dans le circuit du train rapide
Relançant le projet discuté au cours du forum «Québec, carrefour international» d’un train rapide intégrant la ville de Québec dans un circuit joignant Montréal et la Nouvelle-Angleterre, le porte-parole adjoint en matière de Transports, infrastructures et collectivités et député d’Alfred-Pellan, Robert Carrier, a pour sa part invité le ministre des Transports, Lawrence Cannon, à sortir de sa bulle et à se donner la peine de s’informer sur les projets qui lui sont soumis plutôt que de les rejeter avec l’étonnant mépris qu’il a affiché, aujourd’hui en Chambre.
«Le ministre Cannon s’est empressé de repousser le projet fort prometteur qu’a soumis le Bloc Québécois en soutenant que les études étaient faites depuis longtemps démontrant qu’un TGV n’est pas rentable. Or, le Bloc Québécois n’a jamais parlé d’un TGV mais bien d’un train rapide, ce qui ne représente pas du tout la même chose», mentionne Robert Carrier.
«C’est tout un monde de différences si on considère notamment qu’un train rapide utilise les voies déjà existantes et des locomotives au diesel modernes. Un TGV nécessite pour sa part l’installation de nouveaux rails ainsi qu’une locomotive à moteur électrique. Ainsi donc, dans son empressement à rejeter les idées du Bloc Québécois, le ministre Cannon a démontré sa profonde méconnaissance de dossiers qui le concernent pourtant directement», a poursuivi le député du Bloc Québécois.
«Les Américains ont déjà financé plusieurs études de faisabilité en vue de la construction de lignes reliant Montréal et New York ainsi que Montréal et Boston. Comme le ministre Maxime Bernier a fait savoir son ouverture au cours des derniers jours face à un tel projet incluant Québec, le Bloc Québécois demande donc une nouvelle fois au ministre Cannon d’être solidaire de son collègue et de s’engager dès aujourd’hui à identifier les fonds nécessaires à une étude de faisabilité d’une ligne Québec-New York», a conclu Robert Carrier.
* (Source: Bloc québécois)