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Déficits des régimes de retraite: un poids dans la balance des dépenses

Budget 2010 de la Ville de Québec

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 16 décembre 2009 à 22:08
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Déficits des régimes de retraite: un poids dans la balance des dépenses
Le budget 2010 de la Ville de Québec est en «excellente santé», selon le maire Régis Labeaume, malgré un déficit de 296 M$ des régimes de retraite. (Photo Véronique Demers)
Déficits des régimes de retraite: un poids dans la balance des dépenses
Budget 2010 de la Ville de Québec
En pleine crise financière de 2008, la caisse de retraite des employés de la Ville de Québec a essuyé une perte réelle de 296 M$. La ville devra passer en mode rattrapage au cours des prochaines années.
Les contribuables pourront s’attendre à amener de l’eau au moulin pour les contributions aux régimes de retraite de l’ordre de 80 M$ en 2010, 99 M$ en 2011 et 119 M$ en 2012.

Le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume, a comparé l’augmentation exponentielle des coûts des régimes de retraite à un «boulet duquel nous ne sommes pas prêts de nous libérer», a-t-il illustré. Les déficits devront être payés pendant 18 ans. «Les conventions collectives, on les vit pleinement et cruellement depuis un bon bout de temps», a commenté M. Labeaume.

En cinq ans, les contributions au déficit des régimes de retraite ont presque doublé, passant de 18,7 M$ en 2006 à 38,7 M$ en 2010. L’augmentation de 9,9 M$ pour la contribution aux régimes de retraite fait partie des principales augmentations de dépenses de la Ville de Québec.
Office du tourisme
La rémunération (13,6 M$), l’indexation de contrats (12,1 M$), le paiement comptant d’immobilisations (10 M$), le service de la dette brute (8,2 M$) et la contribution du Réseau de transport de la Capitale (RTC, 7,8 M$) font partie des principales augmentations de dépenses pour la Ville de Québec en 2010.
Quant aux activités de promotion touristique de l’Office du tourisme, la somme de 11,2 M$ s’inscrit autant dans la colonne des dépenses que dans celle des revenus. «C’est une opération comptable que nous devions faire. Il n’y a ni plus ni moins. Nous avons intégré l’Office du tourisme à notre budget», a précisé M. Labeaume.
Excellente santé
Malgré le fardeau du déficit des régimes de retraite, l’économie de la Ville de Québec «est en excellente santé», a qualifié le maire Labeaume. «Jusqu’en novembre 2009, on est en avance de 23% en valeur des permis émis par rapport à la même période en 2008. La roue économique fait son oeuvre. C’est un très bon indice. Il faut faire en sorte que les gens habitent Québec», a-t-il poursuivi.
Le service de la dette nette augmente de 19 M$ par rapport à 2009, en passant à 199 M$. Dans le budget total, la dette nette représente 17,69%, un résultat sous la barre des 20%, soit la limite du ratio que la ville s’est fixée.

Il n’y a pas que la dette qui augmente, mais aussi les revenus. La part du lion est attribuée aux nouvelles constructions taxées dans le nouveau rôle d’évaluation (21,8 M$). Québec recevra aussi 12 M$ en subventions à titre de capitale nationale et 9,4 M$ en taxes résidentielles.

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