Des fonds pour relancer le zoo à Québec
Monsieur le maire de Québec, mes félicitations pour votre réélection.
Vous souhaitez faire de Québec la ville la plus attrayante au pays. Vous aurez quatre ans, sans doute huit, pour réaliser les projets qui y contribueront. Permettez-moi donc de vous revenir avec un projet essentiel que vous semblez négliger, soit celui de la relance du Jardin zoologique de la capitale. De vous rappeler que 69 % de la population de Québec s’était opposée à sa fermeture. Un zoo dont le taux de satisfaction des usagers atteignait 95 %. Vous avez en mains notre projet de relance depuis février 2008.
Manque d’argent? Le zoo a été fermé parce que Québec disait ne plus vouloir y investir d'argent public et la ville n’avait pas les moyens de s’en occuper selon la mairesse Boucher qui réclamait 35M$ du fédéral pour le sauver quand celui-ci en offrait 22M$. À peine 2 ans après le décès de celle-ci, la ville trouve les moyens d’investir 50M$ dans un projet d’amphithéâtre. Elle a déjà investi 23 000$ pour l’étude préliminaire. Québec et Ottawa ne ferment pas la porte à un investissement respectif de 175M$. Vous avez engagé Clotaire Rapaille, un king de New-York pour créer une image de marque pour Québec. Excellente nouvelle! De toutes façons nous savons tous que la fermeture du zoo n’a jamais été causée par un manque d’argent. Selon les estimés de SOS Zoo, il en coûte 22,4M$ par année pour rester fermé... De l’argent, il y en a. Et pour peu que sa mise en marché soit bien faite cette fois-ci, le Jardin zoologique de la capitale attirera de nouveaux touristes et prolongera les séjours des touristes à destination, générant par le fait même des retombées économiques directes et indirectes importantes.
Propriété du gouvernement du Québec? Le 9 juillet dernier, en réponse à mon invitation de devenir «le maire qui a sauvé le Jardin zoologique de la capitale», vous m'avez rappelé «que ce lieu est la propriété du gouvernement du Québec et en conséquence, il a le privilège d'en disposer en fonction de priorités qui lui appartiennent». Puis, le 28 août, en réponse à ma demande de «ne pas rester indifférent au sort du Jardin zoologique», vous m'avez suggéré de m'adresser «au ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, M. Sam Hamad, de qui relève la destinée de ce lien» (sic). Or, pendant la campagne électorale, en réponse à un journaliste qui vous interrogeait sur l'avenir des terrains en question, vous auriez répondu «qu'il y avait un beau projet sur le terrain du zoo, que l'hôtel de glace déménage à cet endroit et que l'exécutif travaille là-dessus.» Que faut-il conclure de ce double discours?
À moins qu’il existe un deal avec Jean Charest pour «tenir ça mort», si vous voulez un zoo pour la capitale, maintenant plus que jamais, vous avez le pouvoir d’influencer les gouvernements supérieurs en ce sens. Fort d’un appui populaire auquel aucun élu provincial et fédéral ne peut prétendre, vous jouirez de leur écoute plus qu’attentive comme, à son époque, le maire Drapeau. Dixit l’ancien ministre Jean Cournoyer.
Le retour du Jardin zoologique nous semble quant à nous incontournable pour réellement rendre attrayante la ville de Québec, capitale de la nation québécoise. Notre projet de relance est sur la table pour bonification afin d’en faire un zoo d’avant-garde qui attirera les jeunes familles et les touristes de partout. Tout en adhérant à votre volonté de mettre la ville sur la map et d’offrir des lieux de qualité pour le divertissement et pour le sport tant professionnel qu’amateur, j'espère que vous ne resterez pas indifférent au sort de cette institution scientifique et éducative essentielle à une capitale digne de ce nom. À vous de démontrer que vous êtes le maire de TOUS les citoyens. La population et surtout les enfants comptent sur vous Monsieur le maire.
René Reid, Comité de citoyens pour la réouverture du Jardin zoologique de la capitale, géographe et ex-conseiller en développement des affaires pour Parcs Canada
MONIQUE MÉTIVIER
Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2009IL NE MANQUE QU'UNE VOLONTÉ POLITIQUE POUR NOUS REDONNER NOTRE ZOO ET M.LABEAUME NOUS PROUVE AVEC TOUT LE SUCCÈS DU 400e ET DE TOUS LES AUTRES PROJETS QU'IL MÈNE DE FRONT, QU'IL A LE POUVOIR DE FAIRE AVANCER LE PROJET DE LA RÉ-OUVERTURE DE NOTRE ZOO S'IL VEUT ÊTRE À L'ÉCOUTE DES CITOYENS DE QUÉBEC ET DES ENVIRONS. C'EST UN PROJET
ÉDUCATIF, RÉCRÉATIF ET TOURISTIQUE.