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Sondage : Québec obsédé par la main-d'œuvre

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 4 novembre 2009 à 15:55
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Sondage : Québec obsédé par la main-d'œuvre
Un fait étonnant du sondage : seulement le quart des entrepreneurs interrogés considère important de se tourner vers l’embauche d’immigrants pour combler leurs besoins de main-d'œuvre.
Sondage : Québec obsédé par la main-d'œuvre
Les entreprises de Québec se disent très préoccupées par le recrutement et la rétention de la main-d'œuvre, par les temps qui courent. C’est ce que démontrent les résultats d’un sondage commandé par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Banque Nationale qu’on a dévoilé ce matin.
Le sondage effectué auprès de 703 dirigeants d’entreprises du Québec démontre que dans la Capitale-Nationale, 88% des entrepreneurs se préoccupent du recrutement et 91% de la rétention. Toutefois, seulement 25% des chefs d’entreprises sont préoccupés par l’embauche d’immigrants, une source potentielle de travailleurs qualifiés pourtant non négligeable.

D’autre part, 48% des gens interrogés ne planifient aucune activité de recherche et développement dans les trois prochaines années, une donnée qui inquiète la FCCQ. «Lorsque l’on sait que la recherche et développement et l’innovation sont au coeur de la croissance et la prospérité des entreprises, il y a lieu de se demander comment les entreprises d’ici pourront répondre avec succès aux enjeux de la mondialisation et la transformation nécessaire de l’économie québécoise vers une industrie davantage axée sur le savoir», a indiqué Françoise Bertrand, directrice générale de la Fédération.

D’autres enjeux préoccupent les dirigeants, comme le fait d’offrir des horaires de travail plus flexibles (61%) et le vieillissement de la population active (54%). «Nos entreprises réfléchissent déjà à des pistes de solutions pour contrer la pénurie de main-d'œuvre qualifiée et cela nous encourage à multiplier les efforts dans ce sens», a souligné pour sa part le président de la Jeune chambre de commerce de Québec, Jean-Philippe Cantin.

Le sondage révèle aussi que 77% des entrepreneurs sont d’avis que leur entreprise se portera mieux d’ici trois à cinq ans, un optimisme peut-être un peu exagéré aux yeux de la présidente de la FCCQ, qui invite à la vigilance face aux défis de la mondialisation.

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