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30 ans à soutenir les femmes vers le marché du travail

La cofondatrice du Centre étape Noëlla Porter honorée

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 2 novembre 2009 à 19:00
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30 ans à soutenir les femmes vers le marché du travail
Rolande Bouchard, présidente du conseil d'administration au Centre étape, Noëlla Guimond, cofondatrice et Anne-Marie Day, directrice générale. (Photo Véronique Demers)
30 ans à soutenir les femmes vers le marché du travail
La cofondatrice du Centre étape Noëlla Porter honorée
Parties de rien, deux mères monoparentales ont créé leur emploi il y a 30 ans, dont l'objectif était d'aider les femmes chefs de famille. La contribution de Noëlla Guimond et Noëlla Porter à l'expansion du Centre étape a été soulignée d'une belle façon pendant un 5 à 7 au Théâtre de la Bordée, réunissant employées, ex-participantes et partenaires de l'organisme.
Le prix de reconnaissance Les deux Noëlla a été décerné pour la première fois à Noëlla Porter, l'une des cofondatrices de l'organisme. Bientôt âgée de 85 ans, Mme Porter ne pouvait être présente pour des raisons de santé. C'est sa fille et son mari qui ont reçu le prix en son nom, lundi.

Les deux Noëlla sera attribué aux cinq ans à une femme ayant fait sa marque au Centre étape grâce à son dynamisme et sa détermination dans un projet individuel ou collectif lié à la mission de l'organisme.

Noëlla Porter a livré un témoignage par le biais d'une vidéo présentée aux médias, lors d'une conférence de presse. «En 1976, ça faisait 25 ans que j'étais à la maison. Mon mari est décédé et je devais m'occuper des enfants. Nous avons reçu (Noëlla Guimond et elle-même) des subventions pour notre projet. On a voyagé en Suède, où les femmes sont les mieux acceptées dans les métiers non traditionnels. En créant l'organisme à Québec, on a franchi une nouvelle étape. On a toujours privilégié que les femmes terminent leur secondaire 5», raconte-t-elle.

L'autre cofondatrice, Noëlla Guimond, rappelle qu'au moment où le Centre étape a été fondé dans les années 1970, les femmes monoparentales manquaient de moyens pour leur autonomie financière. «On s'est tournées vers les métiers non traditionnels, où c'est mieux payé qu'un poste de vendeuse ou de caissière, par exemple», expose-t-elle.
La lutte continue
Selon la directrice générale de l'organisme, Anne-Marie Day, de 280 à 300 femmes en moyenne ont recours chaque année aux services offerts par l'organisme. «C'est le seul centre en employabilité pour femmes seulement, dans la Capitale-Nationale», souligne Mme Day.
La présidente du conseil d'administration du Centre étape, Rolande Bouchard, rappelle qu'en 30 ans, l'écart existant entre le salaire moyen des hommes et celui des femmes s'est rétréci.

«Mais tant que ce ne sera pas égal à celui des hommes, que plus de femmes n'occuperont pas un emploi régulier à temps plein, que les résistances à l'emploi non traditionnel ne seront pas toutes vaincues, Centre étape continuera de contribuer à la lutte contre ces inégalités sociales», a-t-elle conclu.
«Dans les années 1970, une femme avait d'autres possibilités que d'être femme et mère»
Noëlla Guimond, cofondatrice du Centre étape

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